Publié le 14 octobre 2025 17:09:00. Des dizaines de sites web étrangers proposent des ordonnances médicales en ligne, souvent sans examen préalable du patient, suscitant l’inquiétude des autorités de santé néerlandaises face aux risques pour la sécurité des patients.
- De nombreux sites basés à l’étranger facilitent l’obtention de prescriptions médicales.
- Ces plateformes se présentent comme de simples intermédiaires, sans vendre directement les médicaments.
- Le manque de réglementation européenne entrave les efforts pour contrôler ces pratiques.
L’Inspection des soins de santé (IGJ) et l’Organisation royale des pharmaciens néerlandais (KNMP) tirent la sonnette d’alarme face à la prolifération de sites web étrangers proposant des ordonnances médicales en ligne. Si l’activité de ces sites n’est pas illégale en soi, elle est jugée indésirable en raison des risques qu’elle représente pour la santé publique.
Ces plateformes, souvent basées à l’étranger, se positionnent comme de simples intermédiaires entre les patients et des médecins étrangers. Elles affirment ne pas vendre de médicaments ni fournir de services de santé directement. En réalité, elles permettent d’obtenir des prescriptions médicales sans qu’un examen médical préalable ne soit effectué, ni même que l’historique médical du patient ne soit pris en compte.
Les motivations des patients à recourir à ces services sont variées. Certains, gênés, hésitent à consulter leur médecin traitant pour des problèmes tels que l’impuissance ou des infections sexuellement transmissibles (IST). Mais plus fréquemment, ces sites sont utilisés par des personnes qui rencontrent des difficultés à obtenir certains médicaments auprès de leur médecin, notamment des antalgiques puissants, des produits amaigrissants, des somnifères ou des antibiotiques.
L’IGJ se dit impuissante face à cette situation. Son autorité ne s’étend qu’aux médecins et aux pharmacies établis aux Pays-Bas. Dès lors que la prescription est établie à l’étranger, l’inspection ne peut intervenir. Ce vide juridique est aggravé par l’absence de réglementation européenne harmonisée, permettant ainsi à des médecins de prescrire des médicaments sans connaître leurs patients ni leur état de santé.
« Nous ne pouvons pas résoudre ce problème à l’échelle nationale. Des accords internationaux sont nécessaires, notamment avec nos collègues européens. »
Jan Anthonie Bruijn, Ministre de la Santé, du Bien-être et des Sports
Le ministre de la Santé, du Bien-être et des Sports, Jan Anthonie Bruijn, partage les préoccupations de l’IGJ et souligne la nécessité d’une approche coordonnée au niveau international pour lutter efficacement contre ces pratiques.
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