Publié le 7 novembre 2025 à 05h51. La qualité de l’air à Delhi a atteint des niveaux alarmants, avec un indice de qualité de l’air dépassant les 700, en raison d’une combinaison de pollution post-Diwali, d’incendies agricoles et de conditions météorologiques défavorables.
- L’indice de qualité de l’air (IQA) de Delhi a atteint un niveau « dangereux » de 727 ce vendredi matin, selon les données de l’organisation suisse IQ Air.
- Le brûlage des résidus de récolte dans les États voisins est identifié comme le principal facteur contribuant à la dégradation de la qualité de l’air.
- Des manifestations ont eu lieu jeudi pour dénoncer l’inaction des autorités face à la crise de la pollution atmosphérique.
Delhi étouffe sous un épais smog, plongeant ses habitants dans une crise de pollution atmosphérique sévère. La capitale indienne enregistre des niveaux de pollution alarmants, bien au-delà des seuils considérés comme sûrs pour la santé humaine. La situation, déjà préoccupante, s’est considérablement détériorée après les festivités de Diwali, exacerbée par des facteurs environnementaux et des activités agricoles.
Selon les données de IQ Air, l’IQA global de Delhi a atteint 727 ce vendredi matin. Jeudi, la qualité de l’air était déjà classée comme « très mauvaise », avec un IQA de 311 à 16 heures, selon le Central Pollution Control Board (CPCB). La ville se classe actuellement au quatrième rang des villes les plus polluées d’Inde, derrière Rohtak, qui affiche un IQA de 348 sur 254 villes surveillées par le CPCB.
Les particules fines PM2,5 sont le principal polluant, représentant une menace majeure pour la santé respiratoire. 32 des 38 stations de surveillance de Delhi ont signalé des niveaux de PM2,5 supérieurs à 300, selon l’application Sameer du CPCB.
Le brûlage des chaumes, pratique agricole consistant à brûler les résidus de récolte après la moisson, est pointé du doigt comme le principal responsable de la détérioration de la qualité de l’air. Le système d’alerte précoce sur la qualité de l’air prévoit une augmentation de la contribution du brûlage des chaumes aux PM2,5 de Delhi, passant de 1,2% mercredi à 21,5% jeudi, 36,9% vendredi et 32,4% samedi.
Les autorités s’attendent à une légère amélioration de la situation dans la journée, grâce à une augmentation de la vitesse du vent. Cependant, la pollution liée au transport reste un facteur important, contribuant à hauteur de 16,2% jeudi, 11,2% vendredi et 12,3% samedi.
Face à cette crise, des groupes d’étudiants et d’activistes ont manifesté jeudi au Jantar Mantar pour dénoncer l’inaction des gouvernements central et de Delhi. Plus de 80 manifestants ont participé à l’action, organisée par Scientists for Society et la Campagne pour le droit à la santé publique, brandissant des affiches et des banderoles.
Des données satellite ont révélé la présence de 94 foyers d’incendie de chaume au Pendjab, 13 dans l’Haryana et 74 dans l’Uttar Pradesh mercredi, selon l’agence de presse PTI.
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(Avec les contributions du PTI)
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