Home MondeL’IQA de Delhi est proche de la note « médiocre » : connaissez les signes avant-coureurs à mesure que le smog s’épaissit

L’IQA de Delhi est proche de la note « médiocre » : connaissez les signes avant-coureurs à mesure que le smog s’épaissit

by Clara Dubois

Publié le 13 octobre 2025 à 20h14. La qualité de l’air à Delhi se dégrade rapidement, approchant le seuil considéré comme « mauvais », alors que la capitale indienne s’apprête à affronter une période critique marquée par les brûlages agricoles et les festivités avec feux d’artifice.

  • L’indice moyen de la qualité de l’air (IQA) sur 24 heures à Delhi a atteint 189 lundi, classé comme « modéré ».
  • Selon les prévisions, la qualité de l’air devrait se détériorer davantage, passant à la catégorie « mauvaise » le 15 octobre.
  • Les autorités débattent de l’autorisation des feux d’artifice « verts » tout en cherchant à contrôler l’utilisation de pétards traditionnels interdits.

La pollution atmosphérique à Delhi connaît une augmentation préoccupante, se rapprochant des niveaux considérés comme nocifs pour la santé. Lundi, l’IQA moyen sur 24 heures, mesuré par le Central Pollution Control Board (CPCB), s’est établi à 189, ce qui le place dans la catégorie « modérée ». Ce chiffre n’est qu’à 11 points du seuil marquant un niveau de pollution « mauvais », seuil que la ville n’avait pas atteint depuis le 11 juin.

Dimanche, l’IQA moyen de la ville était de 167, une amélioration par rapport aux 199 enregistrés la veille, grâce à des vents soutenus de 10 à 15 km/h. Cependant, cette amélioration semble temporaire. Le système d’alerte précoce (EWS) sur la qualité de l’air de Delhi, relevant du ministère des Sciences de la Terre, prévoit une détérioration de la qualité de l’air entre le 13 et le 14 octobre, avec un passage à la catégorie « mauvaise » le 15 octobre. Après cette date, la qualité de l’air devrait rester « faible » pendant encore six jours.

Pour rappel, le CPCB définit un IQA entre 0 et 50 comme « bon », entre 51 et 100 comme « satisfaisant », entre 101 et 200 comme « modéré », entre 201 et 300 comme « mauvais », entre 301 et 400 comme « très mauvais » et entre 401 et 500 comme « sévère ».

La dégradation de la qualité de l’air à Delhi est un phénomène annuel qui commence généralement en octobre, après le retrait de la mousson du sud-ouest et une baisse des températures. Cette situation est aggravée par le début des brûlages de chaume dans le nord-ouest de l’Inde, qui coïncide avec la saison des festivals, durant laquelle l’utilisation de pétards est courante.

Face à cette situation, le gouvernement de Delhi a demandé l’autorisation d’utiliser des feux d’artifice « verts », tout en informant le tribunal des mesures envisagées pour contrôler la vente et l’utilisation de pétards traditionnels interdits, ainsi que pour sensibiliser la population aux risques liés à la pollution atmosphérique.

La Cour suprême a récemment déclaré qu’une interdiction totale des feux d’artifice dans la région de Delhi-RCN n’était « ni pratique ni idéale », soulignant que de telles restrictions étaient souvent ignorées et qu’une approche équilibrée était nécessaire.

Les associations environnementales expriment leur inquiétude, rappelant que même lorsque les feux d’artifice « verts » sont autorisés, des pétards conventionnels continuent d’être utilisés dans la capitale.

« Nous avons constaté que même lorsque les pétards verts étaient autorisés dans le passé, des pétards conventionnels étaient utilisés. Les codes QR n’ont pas fonctionné et les autorités ont souvent fermé les yeux. »

Bhavreen Kandhari, militante écologiste

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