Publié le 26 janvier 2024 10:35:00. Les États-Unis ont haussé le ton face aux manifestations en Iran, Donald Trump menaçant d’une intervention militaire si les protestataires sont réprimés violemment, tandis que Téhéran prévient que toute action américaine serait considérée comme un acte hostile.
- Donald Trump a promis une intervention américaine en cas de répression sanglante des manifestants en Iran.
- Les autorités iraniennes ont averti qu’une telle intervention déclencherait une riposte.
- Les protestations, initialement liées à la vie chère, se sont étendues à des revendications politiques et ont fait plusieurs morts.
La tension monte d’un cran au Moyen-Orient. Le président américain Donald Trump a déclaré, vendredi, que les États-Unis interviendraient militairement en Iran si le régime utilisait la force meurtrière contre les manifestants. “Si l’Iran tire sur des manifestants pacifiques et les tue violemment, comme à son habitude, les États-Unis d’Amérique viendront à leur secours”, a-t-il affirmé sur son réseau social Truth Social, ajoutant que son pays était “prêt, armé et paré à intervenir”.
Téhéran a immédiatement réagi en brandissant la menace de représailles. Ali Shamkhani, conseiller du guide suprême Ali Khamenei, a souligné que “la sécurité de l’Iran est une ligne rouge” et que toute intervention américaine se heurterait à une “riposte”. Ali Larijani, secrétaire du Conseil de sécurité iranien, a mis en garde Donald Trump, lui conseillant de “prendre garde à la sécurité de ses soldats”.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a dénoncé sur X une menace “imprudente et dangereuse”, assurant que les “forces armées sont en alerte et savent précisément où frapper en cas d’atteinte à la souveraineté iranienne”.
Les manifestations qui secouent l’Iran touchent une vingtaine de villes, principalement situées dans l’ouest du pays. Les premières confrontations entre manifestants et forces de l’ordre ont fait six morts jeudi, selon les médias locaux. Initialement motivées par la hausse du coût de la vie, les protestations ont rapidement pris une dimension politique, reflétant un mécontentement plus large envers le régime.
Les autorités iraniennes communiquent de manière parcimonieuse sur les incidents, ce qui rend difficile l’évaluation précise de la situation. De nombreuses vidéos circulent sur les réseaux sociaux, mais leur authenticité est souvent difficile à vérifier.
Ces protestations, bien que significatives, restent de moindre ampleur que celles qui avaient éclaté fin 2022 suite à la mort en détention de Mahsa Amini, une jeune femme arrêtée pour avoir enfreint le code vestimentaire strict imposé aux femmes.
>> Voir aussi : En Iran, une vague de contestation sociale pour dénoncer la précarité du pays
« Qu’il prenne garde à la sécurité de ses soldats. »
Ali Larijani, secrétaire du Conseil de sécurité iranien
afp/lbl
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