Publié le 12 décembre 2025 à 08h13. L’Irlande fait face à une vague précoce de grippe, avec une forte augmentation des hospitalisations et des consultations médicales, particulièrement chez les enfants et les personnes âgées. Les autorités sanitaires insistent sur l’importance de la vaccination pour limiter l’impact sur le système de santé.
- Le nombre de cas de grippe a augmenté de 49 % en une semaine, atteignant 2 944 cas confirmés.
- Les hospitalisations liées à la grippe ont bondi de 58 %, avec 657 patients actuellement hospitalisés.
- Plus des trois quarts des personnes hospitalisées pour grippe ne sont pas vaccinées, soulignant l’efficacité de la vaccination.
L’Irlande connaît une recrudescence de l’activité grippale plus précoce que d’habitude cette année, suscitant l’inquiétude des autorités sanitaires. Le Centre de surveillance de la protection de la santé (HPSC) a fait état d’une hausse significative des infections respiratoires, la grippe étant le principal agent pathogène en cause. Au cours de la semaine se terminant le 30 novembre, 2 944 cas de grippe ont été confirmés, une augmentation de 49 % par rapport aux 1 971 cas enregistrés la semaine précédente. Cette augmentation se traduit par une pression accrue sur le système de santé, avec 657 personnes hospitalisées pour grippe, soit une hausse de 58 %, et 1 662 visites aux urgences liées à la grippe, en augmentation de 55 %.
Le ministre de la Culture, des Communications et des Sports, Patrick O’Donovan, a exprimé sa préoccupation devant le faible taux de vaccination.
« Nous sommes inquiets du nombre de personnes qui pourraient encore se faire vacciner contre la grippe. Bien plus des trois quarts des personnes actuellement hospitalisées pour la grippe ne sont pas vaccinées, c’est une préoccupation. »
Patrick O’Donovan, ministre de la Culture, des Communications et des Sports
Les populations les plus touchées sont les enfants de moins de 15 ans et les adultes de plus de 80 ans. Depuis le début de la saison grippale, 42 patients ont dû être admis en soins intensifs et 13 décès ont été enregistrés.
Les autorités sanitaires insistent sur le fait que la vaccination reste le moyen le plus efficace de prévenir les formes graves de la grippe et de réduire la pression sur les hôpitaux. Elles encouragent vivement le public à se faire vacciner, en particulier les personnes âgées, les professionnels de santé et les personnes présentant des vulnérabilités. Parallèlement, les hôpitaux renforcent leurs mesures de contrôle des infections et leurs plans de gestion des pics d’activité.
Selon le dernier bulletin de l’HPSC, la grippe est responsable de la majorité des infections respiratoires en Irlande. Les consultations de médecins généralistes pour des infections respiratoires ont atteint 171 pour 100 000 personnes à la fin du mois de novembre, contre 115 la semaine précédente, avec une augmentation particulièrement marquée chez les jeunes enfants. Le taux de positivité des tests de grippe effectués par les médecins généralistes s’élève à près de 50 %.
Bien que d’autres virus respiratoires, tels que le VRS et le COVID-19, circulent également, leur niveau de propagation reste faible. Les cas de COVID-19 ont légèrement augmenté, passant de 120 à 132 cas hebdomadaires, avec une hausse de 70 % des hospitalisations, atteignant 56. Cependant, les admissions en soins intensifs et les décès liés au COVID-19 restent rares.
Les autorités sanitaires surveillent attentivement l’évolution de la situation pour déterminer si l’activité grippale atteindra rapidement son pic ou se prolongera jusqu’au milieu de l’hiver, et si d’autres virus commenceront à se propager. Elles soulignent que la vaccination reste un outil essentiel pour réduire les maladies graves causées par la grippe, le VRS et le COVID-19.
L’augmentation de l’activité grippale à ce stade de l’année laisse présager une saison hivernale potentiellement intense. Les équipes de santé publique intensifient les campagnes de vaccination et les mesures de contrôle des infections dans les établissements de soins.
Malgré l’aggravation de la situation grippale, la prévalence des autres virus respiratoires – notamment le virus respiratoire syncytial (VRS), le SRAS-CoV-2 et les rhinovirus – reste inférieure à 10 %, ce qui suggère qu’ils ne contribuent pas encore de manière significative à la détresse respiratoire dans les établissements de soins de courte durée.
L’incidence de la COVID-19 a légèrement augmenté, passant de 2,3 à 2,6 cas pour 100 000 habitants (132 cas hebdomadaires contre 120). Une augmentation de 70 % des admissions à l’hôpital (de 33 à 56 cas) a été enregistrée, bien que les admissions en soins intensifs et les décès liés au COVID-19 restent faibles. Ces tendances indiquent une pression gérable sur la capacité hospitalière, mais rappellent que même une légère vague de SRAS-CoV-2 peut avoir un impact sur les services de santé.