Home AffairesLisbonne entre dans le top 20 et dépasse Paris et Berlin en termes d’augmentation des prix

Lisbonne entre dans le top 20 et dépasse Paris et Berlin en termes d’augmentation des prix

by Amélie Bernard

Publié le 16 décembre 2025. Lisbonne confirme son attrait pour l’investissement immobilier de luxe, affichant une croissance des prix supérieure à celle de plusieurs grandes capitales européennes, malgré un ralentissement général du marché.

  • Lisbonne se classe 18ème au ‘Prime Global Cities Index’ de Knight Frank, avec une hausse de 3,1 % des prix de l’immobilier de luxe au troisième trimestre 2025.
  • Cette performance contraste avec le ralentissement observé sur d’autres marchés, notamment à Londres (-3,6 %) et Paris (+1,4 %).
  • La demande supérieure à l’offre, l’attrait pour les investisseurs internationaux et la stabilité politique contribuent à la résilience du marché lisboète.

Lisbonne continue de séduire les investisseurs dans le secteur de l’immobilier haut de gamme. Selon le dernier ‘Prime Global Cities Index’ publié par le cabinet Knight Frank, en partenariat avec la société portugaise Quintela + Penalva, la capitale portugaise a enregistré une augmentation de 3,1 % des prix dans ce segment au troisième trimestre 2025, par rapport à la même période l’année précédente. Cette croissance s’élève à 0,6 % par rapport au trimestre précédent, propulsant Lisbonne à la 18ème place d’un classement qui évalue l’évolution des prix de l’immobilier prime dans 46 villes du monde.

Francisco Quintela, associé fondateur de Quintela + Penalva, souligne que « ces données mettent en évidence la capacité de Lisbonne à attirer les investissements, à croître et à faire preuve de résilience. Elles confirment également que la ville s’est solidement établie comme une destination de choix sur le marché résidentiel de luxe ces dernières années ».

Cette progression à Lisbonne intervient alors que le marché résidentiel de luxe mondial montre des signes de ralentissement. Au troisième trimestre, la croissance globale des prix dans ce segment n’a atteint que 2,5 %, son rythme le plus lent depuis deux ans. Liam Bailey, responsable mondial de la recherche chez Knight Frank, explique que « le ralentissement de la baisse des taux d’intérêt freine la performance globale ».

Lisbonne égale ainsi la performance de Francfort et surpasse la croissance observée dans des villes comme Berlin (+2,7 %), Dublin (+2,3 %), Paris (+1,4 %) ou encore Londres, qui a subi une baisse de 3,6 % en raison du coût du financement et de la sensibilité du marché aux incertitudes macroéconomiques.

Le rapport de Knight Frank met en avant plusieurs facteurs expliquant la performance de Lisbonne : une demande structurellement supérieure à l’offre disponible, un attrait constant pour les acheteurs internationaux, malgré les ajustements fiscaux récents, et une stabilité relative face aux fluctuations observées dans d’autres capitales européennes.

Francisco Quintela ajoute que « nous pensons que les prix à Lisbonne, ainsi que dans d’autres régions du Portugal comme Comporta, Cascais – Estoril ou Porto, conservent un potentiel d’appréciation dans les années à venir. Ce dynamisme est alimenté par la qualité des nouveaux projets immobiliers, ainsi que par l’intérêt croissant des investisseurs nationaux et internationaux à la recherche de marchés solides, sûrs et durables ».

Sur le continent européen, Madrid (+6,1 %), Zurich (+5,4 %) et Genève (+4,2 %) affichent également une stabilité modérée. Au niveau mondial, Tokyo domine le classement avec une hausse trimestrielle annuelle de 55,9 %, tirée par des pénuries d’approvisionnement et les effets de change liés à la dépréciation du yen, suivie d’une augmentation de 30,2 % par rapport au deuxième trimestre. Séoul, en Corée du Sud, se classe deuxième avec une hausse de 25,2 % au troisième trimestre, suivie de Bangalore (Inde, +9,2 %), Dubaï (+8,5 %) et Mumbai (Inde, +8,3 %).

Malgré une baisse de 6,9 % au deuxième trimestre, Dubaï reste le marché le plus performant des cinq dernières années, avec une appréciation cumulée de 198 %, suivi de Tokyo (115 %) et de Manille (81 %).

L’étude souligne également la situation particulière du marché chinois, qui reste atone en raison de la stratégie gouvernementale visant à diversifier les moteurs de la croissance économique, en privilégiant l’industrie de haute technologie et la consommation intérieure. « Le gouvernement chinois a intentionnellement détourné son attention du secteur immobilier vers d’autres domaines clés », indique le rapport. Hong Kong montre cependant les premiers signes d’une reprise grâce à la baisse des taux d’intérêt.

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