Publié le 2025-12-23 12:20:00. Une étude suisse révèle que l’ocytocine administrée par voie nasale, combinée à un contact physique, pourrait favoriser une cicatrisation plus rapide des plaies. Ces résultats, publiés dans la revue JAMA Psychiatrie, ouvrent des perspectives intéressantes dans le domaine de la médecine régénérative.
- 80 couples hétérosexuels en bonne santé ont participé à cette recherche.
- Les participants ont reçu de l’ocytocine ou un placebo par voie nasale deux fois par jour pendant une semaine.
- Des plaies standardisées ont été créées sur les avant-bras de chaque participant pour évaluer la vitesse de cicatrisation.
L’ocytocine, souvent surnommée « l’hormone de l’amour » ou « l’hormone du lien social », est connue pour son rôle dans les comportements sociaux et affectifs. Cette nouvelle étude suggère que cette hormone pourrait également avoir un impact significatif sur les processus de guérison. Les chercheurs ont constaté que la combinaison de l’ocytocine intranasale et de l’intimité physique semblait accélérer la réparation tissulaire.
Pour mener à bien cette étude interventionnelle randomisée, les scientifiques ont recruté 80 couples hétérosexuels d’âge moyen de 28 ans. Chaque participant s’est vu créer quatre petites plaies standardisées sur l’avant-bras lors d’une première visite en laboratoire. Pendant les sept jours suivants, ils ont administré deux fois par jour soit de l’ocytocine par voie nasale, soit un placebo. L’objectif était de déterminer si l’ocytocine, en favorisant les interactions sociales et le contact physique, pouvait influencer positivement la cicatrisation.
Les résultats complets de cette recherche sont disponibles via DOI : 10.1001/jamapsychiatry.2025.3705.
