Publié le 31 octobre 2025 19:20:00. Des résultats d’essais cliniques de phase 2b prometteurs pour un nouveau traitement contre les accidents vasculaires cérébraux (AVC) ischémiques ont été annoncés par la société Lumosa Therapeutics, ouvrant la voie à une approche thérapeutique innovante qui pourrait améliorer la récupération fonctionnelle des patients.
- Un traitement expérimental, l’odatroltide (LT3001), a démontré une amélioration de 7,3 % du taux d’indépendance fonctionnelle à 90 jours chez les patients atteints d’AVC.
- L’essai clinique, mené en Chine, n’a révélé aucun cas d’hémorragie intracrânienne symptomatique, un avantage significatif par rapport aux traitements actuels.
- LT3001 pourrait bénéficier aux patients même après un délai de 4,5 heures suivant l’apparition des symptômes, repoussant les limites des fenêtres thérapeutiques actuelles.
Lumosa Therapeutics, une entreprise biopharmaceutique basée à Taïwan, a publié des données encourageantes concernant son traitement expérimental contre l’AVC ischémique aigu, l’odatroltide, également connu sous le nom de LT3001. Les résultats de l’essai LT3001-202, qui a impliqué 34 sites en Chine, suggèrent que ce médicament pourrait à la fois restaurer le flux sanguin et limiter les dommages causés par la reperfusion après un AVC.
Un aspect particulièrement important de ces résultats est l’absence d’hémorragie intracrânienne symptomatique observée dans tous les groupes de patients traités par LT3001. Le risque hémorragique constitue en effet un obstacle majeur au traitement tardif des AVC. L’essai a inclus des patients ayant consulté jusqu’à 24 heures après l’apparition de leurs symptômes, ce qui représente un délai bien supérieur à la fenêtre thérapeutique actuelle de 4,5 heures pour les agents thrombolytiques.
À 90 jours après le traitement, les patients ayant reçu LT3001 ont présenté un taux d’indépendance fonctionnelle supérieur de 7,3 % à celui du groupe placebo, l’indépendance fonctionnelle étant définie par un score compris entre 0 et 2 sur l’échelle de Rankin modifiée. Les améliorations ont été plus marquées chez les patients ayant subi un AVC modéré ou invalidant. Chez ceux présentant des déficits moteurs, les gains ont atteint plus de 20 % pour certains indicateurs.