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L’OMS qualifie l’obésité de maladie chronique et approuve les médicaments GLP-1 associés à une thérapie comportementale dans de nouvelles lignes directrices

Publié le 3 décembre 2023. L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a publié ses premières recommandations globales concernant l'utilisation de médicaments à base de Peptide-1 de type glucagon (GLP-1) pour lutter contre l'obésité, considérée comme une maladie chronique…

L’OMS qualifie l’obésité de maladie chronique et approuve les médicaments GLP-1 associés à une thérapie comportementale dans de nouvelles lignes directrices

Publié le 3 décembre 2023. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a publié ses premières recommandations globales concernant l’utilisation de médicaments à base de Peptide-1 de type glucagon (GLP-1) pour lutter contre l’obésité, considérée comme une maladie chronique et récurrente. Ces directives interviennent alors que l’obésité représente un défi de santé publique majeur, responsable de millions de décès chaque année.

  • L’OMS recommande l’utilisation de thérapies GLP-1, en complément d’une alimentation saine et d’une activité physique régulière, pour traiter l’obésité chez les adultes (hors femmes enceintes).
  • L’organisation tire la sonnette d’alarme face à l’augmentation de l’obésité dans le monde, prévoyant un doublement du nombre de décès liés à cette maladie d’ici 2030 si des mesures efficaces ne sont pas prises.
  • Les autorités sanitaires australiennes ont émis un avertissement concernant des risques potentiels pour la santé mentale liés à certains médicaments GLP-1, tels que l’Ozempic et le Wegovy.

L’obésité est désormais reconnue par l’OMS comme une maladie chronique nécessitant une prise en charge à long terme. Les thérapies GLP-1, initialement utilisées pour gérer le diabète de type 2 chez les patients à haut risque, sont désormais considérées comme un outil potentiel pour lutter contre ce fléau mondial. Cependant, l’OMS insiste sur le fait que ces médicaments ne constituent pas une solution miracle et doivent être intégrés dans une approche globale incluant des changements de mode de vie.

Selon l’OMS, 3,7 millions de décès ont été attribués à l’obésité en 2023. Si la tendance actuelle se maintient, ce chiffre pourrait atteindre les 7,4 millions de décès d’ici 2030. Le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS, a souligné l’engagement de l’organisation à aider les pays à contrôler cette crise sanitaire :

« L’obésité est un défi de santé mondial majeur que l’OMS s’engage à relever en aidant les pays et les populations du monde entier à la contrôler, de manière efficace et équitable. Nos nouvelles orientations reconnaissent que l’obésité est une maladie chronique qui peut être traitée avec des soins complets et tout au long de la vie. »

Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS

Il a également précisé que, bien que les médicaments ne soient pas la panacée, les thérapies GLP-1 peuvent aider des millions de personnes à surmonter l’obésité et à réduire ses conséquences néfastes.

Les recommandations de l’OMS précisent que les médicaments GLP-1 peuvent être utilisés pour le traitement à long terme de l’obésité chez les adultes, à l’exception des femmes enceintes. Cette recommandation est toutefois assortie de réserves, en raison du manque de données sur les effets secondaires à long terme, des difficultés potentielles liées au maintien du traitement, des coûts élevés de ces thérapies et du manque de préparation des systèmes de santé. Parallèlement, l’OMS encourage la combinaison de ces traitements avec des interventions comportementales intensives, telles qu’une alimentation équilibrée et une activité physique régulière, afin d’optimiser les résultats.

Par ailleurs, la Therapeutic Goods Administration (TGA), l’agence de réglementation australienne des médicaments, a émis un avertissement concernant des risques potentiels pour la santé mentale liés à l’utilisation de médicaments agonistes des récepteurs GLP-1, notamment l’ Ozempic, le Wegovy, le Saxenda, le Trulicity et le Mounjaro. Les médecins sont invités à surveiller attentivement leurs patients pour détecter tout signe de dépression, de pensées suicidaires ou de changements d’humeur inhabituels. Cet avertissement fait suite à la réception de plusieurs signalements de tels effets indésirables, bien qu’un lien de causalité direct n’ait pas encore été établi. De plus, l’étiquette du Mounjaro inclut désormais une mention concernant une possible diminution de l’efficacité des contraceptifs oraux chez les femmes utilisant ce médicament.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.