L’Opéra Royal de Wallonie-Liège présente en une seule soirée les deux opéras de Maurice Ravel, L’Heure espagnole
et L’Enfant et les sortilèges
.
Une mécanique amoureuse à Tolède
La soirée s’ouvre avec L’Heure espagnole
, qui plonge les spectateurs dans une horlogerie à Tolède. Concepción, l’épouse de l’horloger, profite de l’absence de son mari pour recevoir ses prétendants successifs. Dans ce rôle de femme volage, la soprano Anne-Catherine Gillet incarne le personnage avec une présence saluée, un rôle qu’elle partage sur scène avec Pierre Derhet, Yvan Thirion, Lotte Verstaen, Patrick Bolleire, Pierre Doyen, Aurore Daubrun et Julie Mossay. Le décor cartonné aux dimensions démesurées, imaginé par Rudy Sabounghi, transforme les protagonistes en marionnettes au milieu d’un vaudeville mécanique.
Le cauchemar onirique de l’enfance
Le programme se poursuit avec L’Enfant et les sortilèges
, un opéra dont le livret a été écrit par Colette en huit jours. L’histoire met en scène un enfant capricieux, interprété par Aya Wakizono, qui détruit sa chambre avant que les objets et les animaux ne prennent vie pour lui répondre. Dans ce volet, Anne-Catherine Gillet incarne également la bergère et la chouette, marquant sa présence sur la scène liégeoise depuis 1996, année où elle chantait la Barbarina des Noces de Figaro
lors des débuts de Grinda à la direction de l’Opéra.
Première direction liégeoise pour Jean-Yves Ossonce
La direction musicale est assurée par le chef français Jean-Yves Ossonce, spécialiste de la musique française et contemporaine qui fait ses débuts à Liège. Son travail à la tête de l’orchestre est qualifié de magnifique
, capable de faire ressortir les couleurs de l’orchestration tout en maintenant l’énergie de la soirée. Les représentations de ce diptyque se poursuivent ces vendredi 6 et dimanche 8 novembre à l’Opéra Royal de Wallonie.
