Un juge a autorisé la confiscation du repaire des Hells Angels à Frampton au profit du Procureur général du Québec. Cette décision fait suite au plaidoyer de culpabilité d’un occupant blessé par balles lors d’une fusillade survenue le 5 mai 2024.
La décision a été entérinée au palais de justice de Saint-Joseph-de-Beauce par le juge Frank D’Amours. Un accord est intervenu avec le propriétaire pour saisir l’immeuble du 2e rang à Frampton, connu pour avoir servi de lieu de rencontre aux Hells Angels et à leur club-école, les Red Devils.
Me Lucas Bastien, porte-parole au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), a rappelé la portée de cette mesure contre la violence armée dans la région.
L’hypothèse avancée par la suite était une tentative d’intimidation perpétrée contre les motards par des membres du Blood Family Mafia. Pendant la même fin de semaine, les Hells Angels tenaient leur rassemblement annuel en Estrie.

Reconnaissance de culpabilité pour possession d’arme
Il a reconnu sa culpabilité pour possession d’une arme à feu prohibée chargée. Il s’agit plus précisément d’un fusil à canon basculant tronçonné.
Le tribunal l’a condamné à une peine de deux ans moins un jour de détention. Cette peine sera suivie d’une période de probation assortie d’interdictions de contact avec des individus criminalisés, comme l’a précisé le DPCP.
Des ambulanciers avaient été appelés à intervenir sur place. Son avocate, Me Mylène Lareau, a indiqué qu’il communiquait alors avec les services d’urgence tout en demandant à laisser un message à ses enfants, persuadé qu’il allait mourir.
La procureure de la Couronne, Me Annik Harbour, a évoqué une prise de conscience profonde chez l’accusé à la suite de ce drame.
Saisie définitive du bunker de Frampton
L’immeuble visé constituait un enjeu de sécurité publique de premier plan pour les citoyens locaux. L’État exerçait une surveillance étroite sur les lieux.
Cette surveillance était en place depuis que la Sûreté du Québec avait procédé à des descentes, expulsé les occupants et obtenu une ordonnance de blocage. Le bâtiment appartiendra désormais au gouvernement provincial, ce qui permettra d’apporter de la quiétude aux citoyens de la région.
Les interventions policières antérieures incluaient notamment la saisie de cinq bâtiments à cette même adresse en octobre 2024.