Home MondeL’UE envisagerait de forcer les États membres à supprimer progressivement les équipements Huawei et ZTE. La proposition proposée il y a 5 ans n’a donné aucun résultat | Yahoo

L’UE envisagerait de forcer les États membres à supprimer progressivement les équipements Huawei et ZTE. La proposition proposée il y a 5 ans n’a donné aucun résultat | Yahoo

by Clara Dubois

Publié le 11 novembre 2025 à 13h30. La Commission européenne envisage de durcir sa position à l’égard de Huawei et de ZTE, en envisageant des mesures contraignantes pour forcer les États membres à supprimer progressivement les équipements de ces entreprises chinoises de leurs réseaux, craignant des risques pour la sécurité nationale.

  • La Commission européenne étudie des moyens de contraindre les États membres à éliminer progressivement les équipements Huawei et ZTE.
  • Des fonds européens pourraient être retenus aux pays qui continuent d’acheter des équipements à ces fournisseurs.
  • Des sanctions pourraient être imposées aux États membres qui ne respecteraient pas les directives de sécurité de l’UE.

Bruxelles intensifie sa pression sur les États membres pour qu’ils réduisent leur dépendance vis-à-vis des équipementiers télécoms chinois Huawei et ZTE. Selon des informations rapportées par l’agence Bloomberg, la Commission européenne prépare des mesures plus strictes que les recommandations émises en 2020, qui n’ont pas eu l’effet escompté. L’objectif est de transformer ces recommandations en obligations légales, assorties de sanctions potentielles pour les pays qui ne s’y conformeraient pas.

La vice-présidente de la Commission européenne, Henna Virkkunen, est à l’origine de cette initiative. Elle souhaite que les États membres se conforment aux directives de sécurité européennes, sous peine de se voir refuser des fonds européens. Plus précisément, la Commission pourrait retenir des fonds alloués dans le cadre du programme Global Gateway, initialement destinés à l’achat d’équipements Huawei, si les pays concernés ne modifient pas leur politique.

« La sécurité des réseaux 5G est cruciale pour nos économies et nous exhortons les États membres à prendre des mesures de sécurité pour faire face aux risques de manière efficace et rapide. »

Thomas Regnier, porte-parole de la Commission européenne

Cette initiative intervient dans un contexte de tensions croissantes entre l’Union européenne et la Chine. L’UE s’inquiète des liens étroits entre les entreprises chinoises de télécommunications et le gouvernement de Pékin, craignant que cela ne compromette la sécurité nationale. Cependant, plusieurs États membres hésitent à prendre des mesures drastiques, en raison du coût potentiellement élevé du remplacement des équipements existants et de la qualité de la technologie proposée par Huawei, jugée par certains supérieure à celle de ses concurrents occidentaux.

Le Royaume-Uni et la Suède ont déjà interdit l’utilisation des équipements Huawei, mais d’autres pays, comme l’Espagne et la Grèce, continuent de les autoriser dans leurs réseaux. Cette disparité de traitement est critiquée par les partisans d’une approche plus ferme, qui estiment qu’elle crée des failles de sécurité potentielles. Nokia avait déjà exprimé son inquiétude quant à l’utilisation généralisée de Huawei en Europe, soulignant que la Chine exclut progressivement les fournisseurs occidentaux de son propre marché.

Les marchés financiers ont réagi à ces nouvelles. Les certificats de dépôt américains (ADR) de Nokia ont augmenté de 5 %, tandis que ceux d’Ericsson ont progressé de 3,7 %.

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