Publié le 19 décembre 2025 à 00:42. La signature de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur est repoussée à janvier, en raison des fortes oppositions des agriculteurs européens et des demandes de garanties supplémentaires de l’Italie. Ce report compromet l’objectif initial de sceller l’accord lors d’une cérémonie prévue ce week-end au Brésil.
- La Commission européenne a annoncé le report de la signature de l’accord avec le Mercosur, initialement prévue pour ce vendredi.
- L’Italie s’est jointe à la France pour demander un report afin de mieux protéger le secteur agricole européen.
- La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a demandé au président brésilien, Luiz Inácio Lula da Silva, « quelques jours » supplémentaires pour évaluer la situation.
L’Union européenne et le Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay) avaient envisagé de finaliser un accord de libre-échange négocié pendant plus de vingt-cinq ans. Cet accord créerait la plus grande zone de libre-échange au monde, facilitant les échanges commerciaux entre les deux blocs. L’objectif était de permettre aux entreprises européennes d’exporter plus facilement des véhicules et des machines vers l’Amérique du Sud, tandis que les pays du Mercosur espéraient accroître leurs exportations de produits agricoles, tels que la viande, le riz, le miel et le soja, vers le marché européen.
Cependant, le projet se heurte à une forte opposition des agriculteurs européens, qui craignent une concurrence accrue de la part des produits sud-américains. Des manifestations ont eu lieu ce jeudi à Bruxelles, dégénérant en scènes de violence dans le quartier des institutions européennes. Ces protestations ont contribué à la décision de reporter la signature de l’accord.
La Commission européenne souhaitait obtenir l’approbation des États membres par une majorité qualifiée (55 % des pays représentant 65 % de la population européenne) avant de se rendre au Brésil pour la signature officielle. Compte tenu de l’opposition de la France et des doutes exprimés par l’Italie, cette condition semblait difficile à remplir.
Lors d’un entretien téléphonique avec le président brésilien, Luiz Inácio Lula da Silva, la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a déclaré être « disposée » à signer l’accord « dès que des réponses seront apportées aux préoccupations des agriculteurs ». Elle a également demandé « quelques jours » pour prendre une décision finale, en raison des « problèmes politiques » liés à l’opposition des agriculteurs italiens.
La signature de l’accord est désormais reportée à début janvier, sans date précise pour l’instant. Les prochaines semaines seront donc cruciales pour tenter de surmonter les obstacles et de parvenir à un compromis acceptable pour toutes les parties.
DZC (EFE,AFP)
