Home MondeL’UE veut que les secteurs clés utilisent l’IA fabriquée en Europe

L’UE veut que les secteurs clés utilisent l’IA fabriquée en Europe

by Clara Dubois

L’Union européenne lance une offensive pour accélérer l’adoption de l’intelligence artificielle (IA) par ses entreprises, notamment dans des secteurs stratégiques, et réduire sa dépendance aux fournisseurs étrangers. Un investissement d’un milliard d’euros (1,6 milliard de dollars) est prévu pour soutenir le développement d’une IA « made in Europe ».

Seulement 13 % des entreprises européennes utilisaient l’IA l’année dernière, un chiffre en augmentation, a révélé Henna Virkkunen, responsable technologique de l’UE. Bruxelles ambitionne d’atteindre un taux de 75 % d’entreprises utilisant l’IA d’ici 2030.

Mercredi, la Commission européenne a annoncé la mobilisation de ce financement pour stimuler l’innovation dans des domaines clés tels que l’industrie pharmaceutique, l’énergie et la défense. L’objectif est de promouvoir des outils basés sur l’IA développés en Europe et de créer des modèles d’IA spécialisés.

Une part importante de ce milliard d’euros proviendra du programme de recherche Horizon de l’UE et sera allouée à des projets concrets, comme le déploiement de véhicules autonomes et la mise en place de centres de dépistage du cancer de pointe.

Par ailleurs, l’UE investit massivement dans le développement d’un réseau européen dédié à l’IA, incluant la construction d’usines de production à grande échelle (gigafactories) et le triplement de la capacité des centres de données.

« Je veux que l’avenir de l’IA se construise en Europe. Parce que lorsque l’IA est utilisée, nous pouvons trouver des solutions plus intelligentes, plus rapides et plus abordables », a déclaré Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne.

Henna Virkkunen a souligné l’importance pour les entreprises de « privilégier les solutions européennes » dans la mesure du possible, tout en reconnaissant que cela ne sera pas toujours réalisable. Elle a précisé devant les journalistes au Parlement européen à Strasbourg que Bruxelles est consciente des risques liés à la dépendance envers des fournisseurs étrangers.

La stratégie européenne met en garde contre les « dépendances externes de la pile d’IA », c’est-à-dire les outils et infrastructures nécessaires à la construction de l’IA, qui pourraient être instrumentalisés par des acteurs étatiques ou non étatiques, perturbant ainsi les chaînes d’approvisionnement.

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