Home MondeL’Ukraine et les États-Unis rapprochent leurs positions avec un plan de paix « perfectionné » pour mettre fin à l’invasion russe

L’Ukraine et les États-Unis rapprochent leurs positions avec un plan de paix « perfectionné » pour mettre fin à l’invasion russe

by Clara Dubois

Publié le 24 novembre 2025 à 06h18. Des négociations américano-ukrainiennes à Genève laissent entrevoir un possible accord de paix, mais suscitent l’inquiétude en Europe face à des concessions territoriales potentielles et à l’exclusion du continent des discussions initiales.

  • Un plan de paix semble se préciser après des entretiens entre les États-Unis et l’Ukraine, bien que les détails restent confidentiels.
  • Donald Trump a fixé à jeudi un ultimatum à Kyiv pour parvenir à une proposition ferme, sous peine de voir l’aide américaine remise en question.
  • Les alliés européens s’indignent de leur exclusion des négociations et ont présenté une contre-proposition axée sur la sécurité de l’Ukraine.

L’espoir d’une issue négociée au conflit russo-ukrainien renaît après des discussions ce week-end à Genève. Les délégations américaine, menée par Marco Rubio, et ukrainienne, conduite par Andriy Yermak, ont poursuivi leurs échanges ce lundi dans le but de répondre aux exigences de Washington. L’administration américaine affirme que le nouveau plan de paix proposé par les États-Unis “reflète les intérêts nationaux” de l’Ukraine ou “répond à ses besoins stratégiques fondamentaux”, sans que Kyiv n’ait pour l’instant confirmé ces affirmations.

Ce plan s’appuie en partie sur une proposition initiale en 28 points élaborée sous l’administration Trump, qui avait déjà été discutée avec le Kremlin. Un point noir pour les Européens, qui n’avaient pas été associés à ces premières négociations. Selon plusieurs sources, ce plan initial impliquait des concessions territoriales de la part de l’Ukraine, des limitations de sa capacité militaire et l’abandon de ses ambitions d’adhésion à l’OTAN. Des conditions perçues par de nombreux Ukrainiens comme une capitulation après près de quatre ans de combats.

Face à cette situation, les alliés européens, notamment la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, ont exprimé leur mécontentement. Ils ont publié dimanche une contre-proposition qui adoucit les concessions territoriales envisagées et prévoit une garantie de sécurité de type OTAN pour l’Ukraine en cas d’attaque. Une armée plus grande pour l’Ukraine et sans céder de territoires : le contre-projet de l’Europe au plan de Trump.

Parallèlement, le président américain Donald Trump a adopté une rhétorique particulièrement ferme, estimant que l’Ukraine n’a montré “aucune gratitude” pour l’aide américaine. Malgré l’ultimatum fixé à jeudi, son secrétaire d’État, Marco Rubio, a nuancé cette échéance, laissant entendre qu’elle n’était pas définitive. Des sources évoquent également la possibilité d’un nouveau déplacement de Volodymyr Zelensky à Washington cette semaine pour finaliser les points les plus sensibles de l’accord.

L’optimisme à Kyiv est en partie alimenté par le renforcement des sanctions américaines contre le secteur pétrolier russe, principale source de financement de la guerre, ainsi que par les succès récents des attaques de drones et de missiles à longue portée ukrainiens contre l’industrie russe.

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