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Maladie inflammatoire de l’intestin: y a-t-il de l’espoir pour une rémission durable? | Kansas City | KC | Overland Park | Médecine fonctionnelle | Holistique | Docteur intégratif | Crohn

by Sophie Martin

Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), qui regroupent notamment la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique (RCH), peuvent être significativement influencées par l’alimentation. Des études récentes mettent en lumière l’importance d’un régime riche en fibres et à base de plantes pour prévenir les crises et améliorer la qualité de vie des patients.

L’impact de l’alimentation sur les MICI est un sujet qui tient particulièrement à cœur à ceux qui ont grandi dans des contextes où l’accès aux soins et aux ressources est limité. L’expérience personnelle de l’auteur, ayant passé une partie de son enfance à Trinidad, illustre bien cette réalité. Dans cette île des Caraïbes, l’accès aux transfusions sanguines repose sur un système de dons et d’échanges entre particuliers, une nécessité face au manque de ressources. Cette situation rappelle le cas de sa grand-mère, atteinte d’une forme sévère de RCH, qui a nécessité de multiples transfusions et une colectomie partielle.

Les crises de RCH de sa grand-mère étaient souvent déclenchées par le stress et se manifestaient par des douleurs abdominales intenses, de la diarrhée sanglante et des pertes de sang importantes. L’auteur se souvient des nuits passées à chercher un taxi pour se rendre à l’hôpital et solliciter des dons de sang.

Si le stress est un facteur aggravant bien connu des MICI, la recherche suggère que l’alimentation joue un rôle crucial dans la gestion de ces maladies. Un régime alimentaire adapté peut atténuer les symptômes et améliorer le bien-être des patients, que ce soit dans un pays développé comme les États-Unis ou dans un pays en développement.

L’alimentation traditionnelle de Trinidad, riche en riz blanc, en farine blanche, en aliments frits et en sucres, n’était pas idéale pour la grand-mère de l’auteur. Cependant, en vieillissant, et sous l’influence de sa fille, elle a progressivement adopté un régime plus sain, basé sur des soupes, des bouillons pendant les crises, et des aliments entiers et végétaux lorsqu’elle allait mieux. L’auteur a pu constater une amélioration notable de son état.

Contrairement à certaines tendances actuelles promouvant les régimes riches en protéines et en graisses, les études scientifiques indiquent que ces derniers pourraient au contraire favoriser le développement ou l’aggravation des MICI. Une étude de cas a révélé qu’un homme, sans antécédents familiaux ni signes préexistants de MICI, a développé une RCH après avoir adopté un régime riche en glucides et en protéines pour perdre du poids. Après avoir été placé sous un régime à base de plantes à l’hôpital, il a connu une rémission de ses symptômes pendant plus d’un an.

D’autres recherches ont montré que l’adhésion à un régime « semi-végétarien » permettait une rémission complète de la maladie de Crohn dans 100 % des cas la première année et dans 92 % des cas la deuxième année. Ces résultats sont supérieurs à ceux généralement observés avec les traitements médicamenteux conventionnels, y compris les agents biologiques comme l’Humira et le Cimzia.

L’importance des fibres alimentaires dans la prévention et la gestion des MICI est particulièrement soulignée. Les bactéries intestinales décomposent les fibres en butyrate, un acide gras à chaîne courte qui réduit l’inflammation et favorise la fonction colique. Un régime riche en graisses animales et en protéines animales, au contraire, diminue la quantité de bonnes bactéries dans l’intestin, compromettant ainsi la production de butyrate.

Une méta-analyse de 19 études menées auprès de plus de 6 000 personnes a révélé que la consommation élevée de graisses saturées, d’acides gras monoinsaturés, d’acides gras polyinsaturés, d’acides gras oméga-3 et oméga-6, de mono- et disaccharides, ainsi que de viande, augmente le risque de développer la maladie de Crohn. À l’inverse, une consommation élevée de fibres alimentaires et de fruits diminue ce risque.

Des résultats similaires ont été observés pour la RCH, avec une association entre une consommation élevée de graisses, d’acides gras polyinsaturés et de viande, et un risque accru de développer la maladie. Une consommation élevée de légumes, en revanche, diminue ce risque.

Pour ceux qui envisagent de passer à un régime à base de plantes, il est important d’éviter les glucides simples et les aliments transformés. La variété est également essentielle, en privilégiant une large gamme de fruits et légumes frais, ainsi que des sources de protéines adéquates et des graisses saines. L’adoption d’un régime à base de plantes peut être progressive, en intégrant davantage d’aliments entiers et en réduisant la consommation des aliments considérés comme problématiques pour les MICI.

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