Home AffairesMalgré la chute, les haussiers du marché de l’or prédisent un nouveau sommet historique

Malgré la chute, les haussiers du marché de l’or prédisent un nouveau sommet historique

by Amélie Bernard

Publié le 26 octobre 2024. Malgré un récent repli, l’or conserve son attrait auprès des banques centrales et des investisseurs, qui anticipent un nouveau cycle de hausse des prix, potentiellement jusqu’à 5 000 $ l’once d’ici 2026.

  • Une enquête menée auprès d’acteurs du marché prévoit un prix de l’or à 4 980,30 $ l’once (environ 27 % au-dessus des niveaux actuels) d’ici octobre 2026.
  • La Banque de Corée du Sud envisage de reconstituer ses réserves d’or pour la première fois depuis plus de dix ans.
  • Si l’optimisme reste de mise, certains experts tempèrent les attentes, estimant qu’un prix de 3 500 $ l’once serait plus sain pour le marché.

Le marché de l’or a connu une correction après une semaine de fortes hausses, le prix de l’once reculant à environ 3 900 $ après avoir atteint des sommets historiques. Ce repli s’explique en partie par la prise de bénéfices de certains investisseurs, après des mois de gains alimentés par les anticipations de baisse des taux d’intérêt de la Réserve fédérale américaine (Fed), les achats continus des banques centrales et la faiblesse du dollar. Néanmoins, l’or a progressé d’environ 50 % cette année, porté par son rôle de valeur refuge face à l’inflation et aux tensions budgétaires croissantes.

L’optimisme a été renforcé par l’annonce de la Banque de Corée du Sud, qui étudie la possibilité d’augmenter ses réserves d’or à moyen et long terme, une première depuis 2013. Cette démarche s’inscrit dans une tendance plus large, de nombreuses banques centrales augmentant leurs avoirs en or, contribuant ainsi à la récente flambée des prix.

« La Banque de Corée envisage la possibilité de nouveaux achats d’or à moyen et long terme. »

Heung-Soon Jung, directeur du département des investissements de réserve de la Banque de Corée

Les achats massifs des banques centrales, notamment en Chine et en Pologne, ont joué un rôle crucial dans le soutien des prix de l’or au cours des deux dernières années, aux côtés de la demande soutenue des investisseurs particuliers et des fonds.

Cependant, des voix plus prudentes se font entendre. John Reade, stratège de marché au World Gold Council, estime que la demande des banques centrales pourrait ralentir. Lors de la conférence de la London Bullion Market Association (LBMA), il a suggéré que 3 500 $ l’once constituerait un niveau de prix plus équilibré pour le marché, tout en reconnaissant qu’il s’agirait d’un prix toujours très élevé.

« La demande des banques centrales n’est plus aussi forte qu’avant. »

John Reade, stratège de marché au World Gold Council

L’optimisme s’étend également aux autres métaux précieux. L’enquête de la LBMA prévoit une hausse du prix de l’argent à 59,10 $ l’once d’ici un an (environ 27 % de plus que les niveaux actuels), ainsi que des gains à deux chiffres pour le platine et le palladium.

Source de l’image de couverture : Shutterstock

Cet article ne constitue pas un conseil en investissement ou une recommandation d’investissement. Informations juridiques détaillées

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