Publié le 2024-02-29 10:15:00. Jim Ratcliffe, actionnaire minoritaire de Manchester United, confirme que la famille Glazer, propriétaire majoritaire, lui laisse carte blanche dans la gestion du club, tout en précisant l’existence d’une clause de vente potentielle.
- Jim Ratcliffe détient désormais près de 30 % des parts de Manchester United.
- La famille Glazer, bien que conservant un droit de regard, a cédé le pouvoir décisionnel à l’homme d’affaires britannique.
- Un accord inclut une clause de vente qui pourrait obliger Ratcliffe à céder ses parts si une offre supérieure à 33 $ par action est reçue pour le club.
Dans un entretien récent accordé au podcast The Business du Times, Jim Ratcliffe a levé le voile sur le fonctionnement de la gestion de Manchester United depuis son entrée au capital. L’homme d’affaires britannique, qui a finalisé l’acquisition de près de 30 % du club l’année dernière selon la BBC, a insisté sur la confiance mutuelle qui règne avec la famille Glazer.
« Nous sommes sur place, et eux sont de l’autre côté de l’Atlantique », a-t-il déclaré, soulignant la difficulté pour les propriétaires américains de gérer un club aussi vaste et complexe que Manchester United à distance. « C’est un long chemin pour essayer de gérer un club de football aussi grand et aussi complexe que Manchester United. Nous sommes ici les pieds sur terre. »
Ratcliffe a précisé que les Glazer participent aux réunions du conseil d’administration, mais qu’ils laissent à l’équipe dirigeante actuelle la responsabilité des décisions opérationnelles. Interrogé sur une éventuelle intervention de la famille Glazer dans le choix de l’entraîneur, il a été catégorique :
« Cela n’arriverait absolument pas parce que c’est juste une bonne relation de travail. »
Jim Ratcliffe, actionnaire de Manchester United
L’investissement de Ratcliffe est toutefois encadré par une clause de traînage, activable à partir d’août 2025. Cette clause stipule que l’homme d’affaires devra vendre ses parts si les Glazer acceptent une offre supérieure à 33 $ (environ 30 €) par action. Ratcliffe avait d’ailleurs évoqué cette disposition lors d’une conférence de presse en 2024, affirmant :
« Je ne pense pas que nous allons sortir les accords juridiques du tiroir du bas. »
Jim Ratcliffe, actionnaire de Manchester United
Les derniers rapports financiers du club, publiés le mois dernier, révèlent également l’existence de restrictions supplémentaires en vigueur jusqu’en février 2027, notamment concernant l’acquisition d’un autre club et le versement de dividendes. Une exception est toutefois prévue pour les transactions liées à un éventuel changement de contrôle.
Malgré ces clauses contractuelles, les déclarations de Ratcliffe ne laissent transparaître aucune tension notable dans sa relation avec la famille Glazer. L’avenir de Manchester United reste donc, pour l’heure, entre les mains de cette nouvelle configuration actionnariale.
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