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MAPLE-HCM : bénéfice thérapeutique d’Aficamten chez les patients atteints de HCM obstructive

by Sophie Martin

Publié le 8 novembre 2025 20h20. Une nouvelle étude présentée lors des sessions scientifiques annuelles de l’American Heart Association (AHA) démontre que le traitement de la cardiomyopathie hypertrophique obstructive (CMHO) par l’aficamten offre des bénéfices significativement supérieurs à ceux du métoprolol, tant en termes de symptômes que de qualité de vie des patients.

  • L’aficamten améliore de manière notable les symptômes de l’insuffisance cardiaque, la capacité à l’exercice et réduit le gradient de la voie d’éjection ventriculaire gauche (LVOT).
  • Les patients traités par aficamten présentent une probabilité beaucoup plus élevée de répondre positivement au traitement, avec une amélioration significative de leur état de santé général.
  • L’étude confirme l’efficacité de l’aficamten dès les premières semaines de traitement, notamment en réduisant le gradient LVOT et en améliorant les symptômes rapportés par les patients.

Les résultats de l’étude MAPLE-HCM, présentés à AHA 2025 et publiés simultanément dans le Journal of the American College of Cardiology (JACC), ouvrent de nouvelles perspectives dans la prise en charge de la CMHO, une affection cardiaque génétique pouvant entraîner une obstruction du flux sanguin et des symptômes invalidants.

L’étude a évalué cinq critères d’efficacité liés à la CMHO : un gradient LVOT inférieur à 30 mm Hg au repos et à 50 mm Hg lors de la manœuvre de Valsalva, une amélioration d’au moins une classe NYHA (New York Heart Association) et/ou une augmentation d’au moins 10 points du score clinique du questionnaire de cardiomyopathie de Kansas City (KCCQ-CSS), une réduction d’au moins 50 % du NT-proBNP (un marqueur de stress cardiaque), une augmentation d’au moins 1,0 mL/kg/min de la consommation maximale d’oxygène et une réduction d’au moins 10 % de l’indice de volume auriculaire gauche. Les chercheurs, dirigés par le Dr. Andrew Wang et ses collaborateurs, ont classé les patients en quatre catégories de réponse : non-répondant, limité, positif ou complet, en fonction du nombre de critères atteints.

L’étude a inclus 175 patients (âge moyen de 58 ans, dont 42 % de femmes) atteints de CMHO, répartis aléatoirement en deux groupes recevant pendant 24 semaines soit de l’aficamten, soit du métoprolol. Les résultats ont démontré que le traitement par aficamten était associé à des améliorations significativement plus importantes dans tous les critères mesurés. Plus précisément, 78 % des patients du groupe aficamten ont été classés comme ayant une réponse positive ou complète, contre seulement 3 % dans le groupe métoprolol (p < 0,001).

« En utilisant les mesures les plus cliniquement pertinentes de la réponse bénéfique au traitement dans la prise en charge des symptômes de la CMHO – en particulier la réduction du gradient LVOT et l’amélioration des symptômes selon la classification NYHA et/ou le KCCQ-CSS – une réponse positive a été observée chez une proportion nettement plus élevée de patients traités par aficamten que par métoprolol, et ce dès huit semaines après l’ajustement de la dose. »

Dr. Andrew Wang et al.

Une analyse complémentaire s’est concentrée sur l’état de santé tel que rapporté par les patients participant à l’essai MAPLE-HCM. Le Dr. Michael E. Nassif et son équipe ont étudié les variations du score global du KCCQ (OSS) et du score du questionnaire sur l’angine de Seattle (SAQ-SS) chez les 175 patients analysés. Ils ont utilisé une échelle de classification allant de ≤–5 (aggravation) à ≥+20 (amélioration très importante).

Les résultats ont révélé une amélioration plus importante du KCCQ-OSS dans le groupe aficamten à 24 semaines (différence ajustée entre les groupes : +7,8 points ; IC à 95 % : 3,3-12,3 ; p < 0,001). Cette amélioration était principalement due au fait qu'une proportion plus importante de patients du groupe aficamten (38,6 %) a rapporté une amélioration très importante par rapport à ceux du groupe métoprolol (18,6 %). De plus, moins de patients du groupe aficamten ont rapporté une détérioration de leur état de santé (6,8 %) par rapport au groupe métoprolol (18,4 %). Bien que des améliorations aient également été observées avec le SAQ-SS, celles-ci n'étaient pas statistiquement significatives (+4,6 [IC à 95 % : –0,3-9,5] points ; p = 0,063).

« Contrairement au KCCQ, où tous les domaines ont démontré un bénéfice significativement plus important avec l’aficamten qu’avec le métoprolol, des bénéfices plus modestes et non statistiquement significatifs ont été observés sur l’échelle de fréquence de l’angine SAQ. La raison de cet écart n’est pas claire et nécessitera des recherches plus approfondies. »

Dr. Michael E. Nassif et al.

Ces découvertes soulignent le potentiel de l’aficamten comme nouvelle option thérapeutique pour les patients atteints de CMHO, offrant une amélioration significative de leurs symptômes et de leur qualité de vie. Des études complémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre les mécanismes sous-jacents à ces bénéfices et pour déterminer la place optimale de l’aficamten dans la stratégie thérapeutique globale de la CMHO.

Mots-clés :
Sessions scientifiques annuelles de l’AHA, AHA25

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