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Médecine ancestral Connaissance approfondie de la santé et des maladies – PortalGuanajuato.mx

by Sophie Martin

Publié le 26 septembre 2025. Un cycle de conférences inédit réunira à Mexico des guérisseuses autochtones pour explorer la richesse de la médecine ancestrale préhispanique, un savoir ancestral transmis de génération en génération.

  • En 2025, le forum de la réflexion sur la praxis et la recherche sera dédié à la connaissance des femmes autochtones en matière de médecine ancestrale.
  • Le Complexe culturel Los Pinos accueillera des curanderas, des yerberas et des bueras pour un échange sur leurs pratiques de guérison.
  • L’initiative s’inscrit dans une démarche de valorisation de la médecine traditionnelle, reconnue par l’Organisation mondiale de la santé.

Le National Institute of Historical Studies of the Revolutions of Mexico (INEHRM), en collaboration avec le Complexe culturel Los Pinos, invite à une conversation unique en son genre : la session du cinquième cycle Connaissance des femmes autochtones, consacrée aux guérisseuses traditionnelles. L’événement se tiendra le dimanche 28 septembre à midi, dans la salle Venustiano Carranza du Complexe culturel de Los Pinos (Molino del Rey 252, San Miguel Chapultepec I Section, CP 11850, bureau du maire de Miguel Hidalgo).

Parmi les participantes, Amalia Salas (Grandiga Amalia) de Temazcal Amalinalitzin et Taya Patricia Gómez de Casa Maztlazojtla, Xochimilco, partageront leur expertise en matière de médecine à base de plantes et de traditions ancestrales. Doña Amalia Salas, âgée de 82 ans, a transformé sa maison familiale à Xochimilco en un centre de soins holistiques, « Calpulli Amalinalintzin », dédié à la défense de la terre, de l’eau, du maïs et de la médecine ancestrale.

Grand-mère Amalia aborde la guérison de manière globale :

« Je reçois mes patients et les observe sous quatre aspects : émotionnel, physique, spirituel et leur environnement, en utilisant des traitements ancestraux. À partir de mon diagnostic, je prépare une recette à base de plantes de ma pharmacie. »

Elle cite quelques exemples :

« Dent de León (pissenlit) pour les reins, feuilles et fleurs de la Malva pour renforcer les défenses de l’organisme, la Llantén (plantain) pour la cicatrisation, la fleur de Cempasúchil (souci) pour la diarrhée, la Bugambilia (bougainvillée) pour la toux, la citronnelle pour les douleurs menstruelles et les traumatismes crâniens. »

« Calpulli Amalinalintzin » figure parmi les 32 maisons de médecine traditionnelle certifiées à Mexico, une initiative promue et réglementée par le Secrétariat au développement rural et à la propriété communautaire (Sederec) dans le cadre de son programme de médecine traditionnelle et à base de plantes. Ce programme s’aligne sur les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé, qui définit la médecine traditionnelle comme « le système de soins de santé qui s’appuie sur une connaissance approfondie de la santé et des maladies accumulée par les différents peuples autochtones et ruraux de notre pays tout au long de son histoire, fondée sur la vision du monde des peuples autochtones ».

La médecine ancestrale se positionne comme un premier niveau de soins au sein des communautés, face aux « modèles médicaux » dominants et aux conceptions divergentes du processus de santé. Elle considère la santé comme une adaptation de l’individu à son environnement biologique, physique et social, soulignant qu’il n’existe pas de maladies, mais des personnes malades. La maladie est interprétée comme un concept culturellement construit, évoluant avec le temps.

Qui sont les guérisseurs et les guérisseuses ? La définition classique les décrit comme « des thérapeutes traditionnels, généralement adultes et issus de la communauté où ils exercent, reconnus par le groupe social comme détenant des connaissances, des compétences ou des facultés de guérison, capables de diagnostiquer les maladies selon une idée de la causalité partagée par le groupe, et dont les croyances, les concepts et les pratiques diffèrent clairement de ceux des thérapeutes de la médecine institutionnelle ».

La préservation et la diffusion de la médecine ancestrale, en particulier dans les délégations rurales et les communautés autochtones de Mexico, revêt une importance sociale cruciale, contribuant aux soins de santé primaires et à la valorisation du patrimoine botanique utilisé en herboristerie.

Pour plus d’informations sur les activités de l’INEHRM, consultez le site www.inehrm.gob.mx ainsi que ses réseaux sociaux : sur X (@inehrm), sur Facebook (Inehrm.fanpage) et sur YouTube (chaîne INEHRM).

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