Aliments ultra-transformés : même les “meilleurs” ne suffisent pas à lutter contre l’obésité, révèle une étude britannique
Londres – Dans un contexte d’épidémie d’obésité croissante, notamment en Occident, une nouvelle étude britannique met en lumière les limites des aliments ultra-transformés, même ceux considérés comme les moins mauvais. L’étude, menée auprès de personnes en surpoids, démontre qu’une alimentation basée sur des aliments peu transformés est significativement plus efficace pour perdre du poids et améliorer la santé globale.
L’obésité et le surpoids touchent aujourd’hui 74% de la population américaine, un chiffre alarmant qui souligne l’importance de repenser nos habitudes alimentaires. Les aliments ultra-transformés, souvent prisés pour leur coût, leur commodité et parfois une qualité perçue, semblent piéger les consommateurs dans un cercle vicieux. Comme le dit l’adage, on parle souvent de la “meilleure maison d’un mauvais quartier” pour décrire une entreprise prospère dans un secteur difficile. Mais cette métaphore s’applique-t-elle vraiment à l’alimentation ?
L’équipe de chercheurs britanniques a tenté de répondre à cette question en comparant deux régimes alimentaires sur une période de huit semaines. Cinquante participants en surpoids ont été répartis en deux groupes : l’un suivant un régime à base d’aliments ultra-transformés (UPF) sélectionnés comme étant les “meilleurs” disponibles, et l’autre un régime basé sur des aliments peu transformés. L’étude était particulièrement intéressante car elle ne limitait pas les quantités consommées par les participants.
Les résultats sont sans appel : le groupe suivant le régime à base d’aliments peu transformés a perdu en moyenne 2% de son poids corporel en huit semaines, ce qui équivaut à près de 13% sur une année. Plus important encore, cette perte de poids s’est accompagnée d’une réduction de la masse grasse et d’une préservation de la masse musculaire. Les participants de ce groupe ont également rapporté une diminution significative de leurs envies alimentaires et un meilleur contrôle de leurs impulsions.
Le groupe consommant des UPF, même ceux jugés “les meilleurs”, n’a quant à lui perdu qu’1% de son poids corporel sur la même période.
Cette étude confirme une tendance déjà observée : les recommandations gouvernementales en matière d’alimentation saine sont rarement suivies par la population. Elle renforce l’argument en faveur d’une alimentation de haute qualité, suggérant qu’il est plus facile de maintenir un poids sain lorsque l’on évite les aliments ultra-transformés dès le départ.
Les chercheurs soulignent que le Royaume-Uni affiche déjà le taux d’obésité le plus élevé de la zone euro, ce qui rend cette étude particulièrement pertinente. Elle met en évidence la nécessité d’une prise de conscience accrue des dangers des aliments ultra-transformés et d’un retour vers une alimentation plus naturelle et moins transformée.
