Alors que les hôpitaux et les établissements de soins sont confrontés à un vieillissement de la population et à des défis sanitaires croissants, un métier essentiel se trouve en première ligne : la prévention des infections. Pourtant, ce domaine crucial peine à attirer et à retenir les talents, malgré une demande en forte hausse.
Le secteur du contrôle des infections connaît une croissance significative depuis plusieurs décennies, et cette tendance devrait se poursuivre. Les prévisions indiquent une augmentation de 28 % des emplois d’ici 2028. Le besoin de spécialistes est particulièrement pressant dans les établissements de soins de longue durée, où la population est plus vulnérable aux infections.
Si la rémunération suit généralement le niveau d’éducation et d’expérience, des disparités importantes persistent. Les grands centres hospitaliers urbains offrent des salaires plus attractifs que les établissements de banlieue, et les structures de soins de longue durée se trouvent souvent en difficulté pour attirer des candidats qualifiés. Cette situation pourrait conduire à une crise de l’emploi dans le domaine, alors que les besoins en matière de surveillance et de signalement ne cessent de croître.
Au-delà du simple recrutement, il est essentiel de maintenir un flux constant de nouveaux professionnels dans le domaine de la prévention des infections. Les profils entrants sont de plus en plus diversifiés, avec des formations en sciences infirmières, santé publique, épidémiologie, microbiologie et maladies infectieuses. Ces nouveaux diplômés sont particulièrement bien préparés à l’importance croissante de l’analyse des données dans leur futur métier, ayant étudié à une époque où le signalement et la surveillance sont devenus des priorités nationales. Ils apportent également des idées nouvelles, une volonté d’adopter des protocoles et des technologies innovantes, et l’énergie nécessaire pour dynamiser les équipes.
Le métier de spécialiste en prévention des infections est exigeant. Il implique une formation continue, des certifications, des stages pratiques, et une quantité importante de travail administratif en plus des responsabilités cliniques. C’est un travail souvent méconnu, soumis à une pression constante pour l’amélioration, dans un contexte d’évolution rapide des agents pathogènes et des populations de patients.
C’est pourquoi il est important de remercier tous les étudiants et futurs professionnels du contrôle des infections pour leur dévouement. Leur travail, souvent invisible, contribue à garantir la sécurité des soins pour tous. « Nous savons que vous ferez de votre mieux en coulisses et que les patients qui entrent dans votre établissement et en sortent sans infections associées aux soins ne savent peut-être pas ce que vous avez fait pour garantir que cela se produise », soulignent les experts du domaine. « Nous voulons que vous sachiez que nous vous voyons et que nous sommes très reconnaissants que vous ayez choisi ce métier. »
Note de la rédaction : cet article a été initialement publié en novembre 2019 et a été mis à jour pour plus de fraîcheur, d’exactitude et d’exhaustivité.
