Édition française
En continu
---Advertisement---

Santé

Michelle Mone nous a dit que «les affaires ne sont pas faciles» pendant Covid. Comment ça va maintenant, votre ladyship? | Marina Hyde

Publié le 3 octobre 2025 à 15h32. Entre accusations de propos incendiaires et enquêtes financières, les figures de Michelle Mone et Nigel Farage sont au centre d'une série de controverses qui mettent en lumière les dérives potentielles du…

Michelle Mone nous a dit que «les affaires ne sont pas faciles» pendant Covid. Comment ça va maintenant, votre ladyship? | Marina Hyde

Publié le 3 octobre 2025 à 15h32. Entre accusations de propos incendiaires et enquêtes financières, les figures de Michelle Mone et Nigel Farage sont au centre d’une série de controverses qui mettent en lumière les dérives potentielles du pouvoir et des affaires en Grande-Bretagne.

  • La baronne Michelle Mone accuse Rachel Reeves de menaces à son encontre après une décision judiciaire défavorable concernant des contrats de fournitures médicales pendant la pandémie.
  • Nigel Farage affirme être menacé en raison de déclarations du Premier ministre, tandis que son parti, Reform UK, dénonce une responsabilité de Keir Starmer en cas d’incident.
  • Les affaires Mone et Farage mettent en évidence un contexte de langage politique polarisé et de soupçons de favoritisme dans l’attribution de contrats publics.

La semaine a été marquée par deux plaintes de victimes potentielles de propos jugés inflammatoires. D’un côté, Nigel Farage, leader du parti Reform UK, affirme avoir été menacé suite à des déclarations du Premier ministre, au point de devoir recourir à des sels d’odeur pour se calmer. De l’autre, la baronne Michelle Mone, déjà confrontée à des difficultés juridiques, se sent particulièrement vulnérable face à une atmosphère qu’elle juge hostile.

Loin de trouver un terrain d’entente dans leur situation commune, Michelle Mone semble incarner une figure conservatrice que Nigel Farage ne saurait cautionner. Un constat d’autant plus significatif que le prochain Premier ministre britannique ne dispose actuellement d’aucun pair à la Chambre des Lords. L’affaire Mone est d’autant plus délicate qu’elle concerne des équipements de protection individuelle (EPI) fournis pendant la pandémie, jugés de qualité médiocre et excessivement coûteux.

La baronne Mone a réagi avec véhémence, envoyant une lettre à Keir Starmer dans laquelle elle accuse Rachel Reeves d’avoir évoqué une « vendetta » à son encontre, assimilant cette attitude à une menace pour sa sécurité. Elle commence son courrier de manière surprenante : « Je vous écris… d’abord en tant qu’épouse, ensuite en tant que mère, et enfin en tant que baronne… »

Cette défense passionnée a pris une tournure singulière lorsqu’elle a tenté d’illustrer son argumentaire par une analogie automobile. Elle a déclaré : « Pour utiliser une analogie simple, si une voiture ressemble, se sent et conduit comme, disons, un Range Rover, alors à moins que vous ne puissiez montrer comment la voiture est assemblée par le fabricant, ce n’est pas un Range Rover ! »

Cette comparaison a suscité l’amusement, certains suggérant que le Range Rover en question pourrait être un modèle Overfinch L460 personnalisé avec des finitions luxueuses et des accessoires coûteux. L’ironie de la situation réside dans le fait que l’accès à ce véhicule pourrait être conditionné par le port d’équipements de protection, provenant, bien sûr, d’une entreprise avec laquelle elle était associée.

L’attention semble se concentrer davantage sur Michelle Mone que sur son mari, Doug Barrowman, dont le rôle est souvent relégué au second plan. Barrowman, décrit comme un personnage excentrique, a récemment fait construire un amphithéâtre sur sa propriété. Les Barrowmans ont toujours affiché un style de vie ostentatoire, multipliant les apparitions publiques et les déclarations sur leur richesse. Leur première interview conjointe, accordée au magazine Hello!, les mettait en scène devant leur manoir sur l’île de Man et leur Ferrari.

Leur tentative de défendre leurs agissements lors d’une interview à la BBC il y a deux ans s’est soldée par un fiasco. Doug Barrowman avait alors déclaré : « Il y a une raison pour laquelle je vis sur l’île de Man. Je ne veux pas que quiconque dans la presse connaisse mes activités commerciales. »

Dans ce contexte tendu, la publication d’une photo de Michelle Mone sur un yacht pendant la pandémie, accompagnée de la légende « Les affaires ne sont pas faciles. Mais c’est gratifiant », a suscité l’indignation. Le yacht Lady M a depuis été vendu, ainsi qu’un jet privé et une villa caribéenne, pour un montant total estimé à 80 millions de livres sterling (environ 93 millions d’euros). Ces ventes interviennent après le gel de 75 millions de livres sterling (environ 87 millions d’euros) des biens du couple dans le cadre d’une enquête de l’Agence nationale de lutte contre la criminalité (NCA), bien que Mone et Barrowman nient toute implication dans des activités illégales.

Le gouvernement conservateur a qualifié la pandémie de « guerre », utilisant un langage de combat pour mobiliser l’opinion publique. Malheureusement, au lieu de Winston Churchill, le pays a eu Boris Johnson, et au lieu d’une condamnation des profiteurs, il a vu l’émergence d’une « voie VIP » pour l’attribution de contrats publics, qui s’est révélée être une source de corruption et de gaspillage.

Les personnes qui ont profité de cette voie pour s’enrichir ne sont pas toutes mises en cause, et Michelle Mone n’est qu’une pièce du puzzle. Elle ne cherche pas à se présenter comme un bouc émissaire, mais elle craint d’être la seule à être exposée. Les autres impliqués doivent certainement espérer que leurs méfaits resteront enfouis dans les méandres de la mémoire collective, comme un secret bien gardé.

Avez-vous une opinion sur les questions soulevées dans cet article ? Si vous souhaitez soumettre une réponse de jusqu’à 300 mots par e-mail à considérer pour publication dans notre courrier section, veuillez cliquer ici.

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.