Publié le 23 octobre 2025 à 18h12. Le présentateur de télévision suédois Micke Leijnegard est accusé de harcèlement sexuel envers une collègue, une affaire qui relance le débat sur la consommation d’alcool lors des déplacements professionnels au sein de la chaîne SVT.
- Micke Leijnegard a reconnu avoir reçu un avertissement des ressources humaines de SVT suite à l’incident.
- La plaignante affirme qu’un responsable de SVT a minimisé les faits, justifiant le comportement de Leijnegard par son âge et son origine géographique.
- SVT envisage de revoir ses règles concernant la consommation d’alcool lors des tournages à l’étranger.
L’affaire a été portée devant le tribunal de district mercredi, où Micke Leijnegard est accusé d’avoir harcelé sexuellement une collègue lors d’une fête organisée en septembre dernier, pendant le tournage de l’émission “Master of Masters”. Selon l’accusation, Leijnegard aurait tenté d’embrasser la plaignante à deux reprises de force.
Le lendemain de la fête, Leijnegard aurait envoyé un SMS à la victime, exprimant ses regrets :
« Désolé, désolé, désolé d’avoir essayé de t’embrasser, DEUX FOIS aussi, putain d’ivre et d’idiot que j’étais, pouvons-nous faire comme si cela n’était jamais arrivé ? »
Micke Leijnegard, message SMS
Lors de son interrogatoire, Leijnegard a déclaré avoir été convoqué par les ressources humaines de SVT après l’incident, mais que l’enquête interne n’avait pas conduit à de sanctions disciplinaires. Il a cependant admis avoir reçu un avertissement concernant sa consommation d’alcool.
« J’ai reçu un rappel qu’il s’agissait d’une consommation d’alcool lors d’un voyage de travail. »
Micke Leijnegard, déclaration au tribunal
La directrice des programmes de SVT, Christina Hill, a réagi à cette affaire en indiquant que la chaîne pourrait revoir ses directives concernant l’alcool.
« Nous devons probablement être encore plus clairs sur l’attitude de SVT à l’égard de la consommation d’alcool liée aux voyages de tournage, en particulier dans les contextes où l’on travaille pendant de longues périodes à l’étranger. »
Christina Hill, directrice des programmes de SVT, déclaration à Expressen
La plaignante a témoigné devant le tribunal qu’elle avait initialement hésité à porter plainte, craignant les conséquences. Elle a cependant été décidée à agir après une réunion avec un responsable de SVT qui, selon ses dires, a minimisé les faits en expliquant que Leijnegard était « un homme de 60 ans de Skellefteå » et qu’il ne comprenait probablement pas la gravité de ses actes. Elle a rapporté que ce responsable lui avait même suggéré qu’il ne fallait pas envisager de le licencier.
Christina Hill a déclaré ne pas savoir qui avait tenu ces propos, les qualifiant de « très regrettables » si confirmés.
« Dans cette affaire, nous étions plusieurs managers et managers impliqués… Je ne sais pas qui se serait exprimé de la manière citée, si c’est vrai, c’est bien sûr très regrettable, mais c’est la première fois que j’entends une telle formulation. »
Christina Hill, directrice des programmes de SVT, déclaration à Expressen
L’avocate de la plaignante, Silvia Ingolfsdottir, a souligné l’importance pour sa cliente de pouvoir témoigner devant le tribunal. Le verdict dans cette affaire est attendu le 5 novembre.
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