Home AffairesMicrosoft à 8 % de remise : une stratégie qui rapporte également un dividende de 7,7 %

Microsoft à 8 % de remise : une stratégie qui rapporte également un dividende de 7,7 %

by Amélie Bernard

Les fonds à capital fixe (CEF) à haut rendement, offrant des dividendes supérieurs à 8 %, suscitent souvent des interrogations chez les investisseurs. Des idées reçues sur leurs frais et leur pertinence par rapport à l’achat direct d’actions peuvent les dissuader d’en profiter, alors que dans un contexte économique incertain, ces revenus réguliers peuvent s’avérer précieux.

Deux objections reviennent fréquemment : les CEF auraient des frais plus élevés que les fonds passifs et il serait préférable d’acquérir directement des actions d’entreprises comme Microsoft plutôt que via ces fonds. Examinons ces points, car ils pourraient vous orienter vers des placements moins rentables, comme les ETF indiciels.

En moyenne, les CEF affichent des frais de gestion de 2,9 %, un pourcentage qui peut sembler élevé comparé aux fonds indiciels. Cependant, certains CEF, comme le Fiducie scientifique et technologique BlackRock (NYSE : BST) et le Fonds de croissance technologique Premium Columbia Seligman (NYSE : STK), proposent des frais plus modestes, autour de 1,1 %. Il est crucial de comprendre que ces frais sont prélevés sur le portefeuille du fonds avant la distribution des dividendes. Ainsi, un rendement annoncé de 7,7 % pour BST signifie que vous percevrez bien 770 $ par an pour chaque 10 000 $ investis, les frais étant déjà déduits.

La question est donc de savoir si ce coût est justifié. Pour un investissement d’un million de dollars, un rendement de 7,7 % représente 77 000 $ de dividendes, contre seulement 11 000 $ pour un ETF comme le Fiducie ETF SPDR S&P 500 (SPY), qui affiche un rendement d’environ 1,1 %. La concurrence entre les CEF tend également à maintenir les frais à un niveau raisonnable.

De plus, les performances de ces deux CEF sont remarquables. Depuis sa création en 2014, BST a surpassé l’indice S&P 500, et STK affiche une performance encore plus impressionnante sur une période plus longue. Bien que ces fonds soient fortement axés sur la technologie, le S&P 500 lui-même est de plus en plus dominé par ce secteur (environ 45 % de l’indice), ce qui contribue à expliquer cette surperformance.

Une autre critique concerne la possibilité d’acheter des actions moins cher via les CEF. Il est vrai que ces fonds émettent un nombre fixe d’actions et que leur prix peut fluctuer en fonction de l’offre et de la demande, par rapport à la valeur liquidative de leurs actifs. Actuellement, BST se négocie avec une décote de 8,9 % par rapport à sa valeur liquidative, tandis que STK bénéficie d’une décote de 6,2 %. Cela signifie que vous pouvez acquérir des actions Microsoft à un prix réduit via STK (qui détient 4,2 % de son portefeuille dans Microsoft) ou BST (qui détient 7,6 % de son portefeuille dans Microsoft).

Il est même possible de profiter des fluctuations de ces décotes et primes. Par exemple, en 2021, BST se négociait avec une prime, offrant une opportunité de vente, tandis que STK était en décote, constituant une bonne affaire. Cette stratégie consiste à acheter les fonds lorsqu’ils sont sous-évalués et à les vendre lorsqu’ils sont surévalués, tout en continuant à percevoir des dividendes élevés.

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