Home NouvellesMilei a évité les définitions sur les plaintes contre l’AFA et a demandé que “la justice agisse”

Milei a évité les définitions sur les plaintes contre l’AFA et a demandé que “la justice agisse”

by Nicolas Lefèvre

Publié le 27 décembre 2025 18h17. Le président argentin Javier Milei a réagi avec prudence aux accusations de malversation financière visant le président de la Fédération argentine de football (AFA), Claudio Tapia, tout en défendant une nouvelle loi d’amnistie fiscale qu’il juge essentielle à la relance économique du pays.

  • Javier Milei affirme ne pas vouloir s’immiscer dans une affaire judiciaire concernant des fonds présumés détournés par la direction de l’AFA.
  • Le président a salué l’adoption par le Sénat d’une loi d’amnistie fiscale, qu’il considère comme une étape révolutionnaire pour attirer les investissements.
  • L’AFA et son président, Claudio Tapia, sont accusés de rétention abusive de près de 19 milliards de dollars.

Le président Milei a choisi de ne pas commenter directement les accusations portées contre Claudio Tapia, président de l’AFA, et son entourage, impliqués dans une enquête pour détournement de fonds publics. Selon les autorités, près de 19 milliards de dollars (environ 17,6 milliards d’euros) auraient été indûment retenus. Interrogé sur cette affaire, le chef de l’État a souligné l’importance de l’indépendance de la justice.

« Dans la dynamique logique de la FIFA, les gouvernements ne peuvent pas s’impliquer dans les questions sportives. Je n’ai rien à dire en matière de sport au-delà des préférences des fans. »

Javier Milei, président de l’Argentine

M. Milei a également rappelé la position de la FIFA, qui condamne toute forme de corruption et estime que les affaires judiciaires doivent suivre leur cours sans intervention politique. Il a réaffirmé sa volonté de ne pas interférer dans le travail de la justice :

« S’il y a un acte de corruption, cela doit tomber de la justice. Je ne m’immisce pas dans la Justice et je n’interviens donc pas : laisser la justice agir. »

Javier Milei, président de l’Argentine

L’enquête, initialement menée par l’Agence de perception et de contrôle des douanes (ARCA), s’étend désormais à l’ensemble du conseil d’administration de l’AFA. Les autorités cherchent à déterminer si d’autres responsables ont été impliqués dans les pratiques contestées.

Bien qu’il se soit gardé de tout commentaire direct sur l’affaire Tapia, M. Milei a par le passé affiché une certaine distance vis-à-vis de la direction de l’AFA, notamment en exprimant son soutien aux joueurs d’Estudiantes de La Plata après une décision controversée de l’instance dirigeante du football argentin. Il avait également célébré publiquement une victoire de l’équipe de Pincha.

L’approbation de la loi sur l’innocence fiscale

Parallèlement à cette affaire, le président Milei a mis en avant l’adoption par le Sénat d’une loi d’amnistie fiscale, qu’il considère comme un pilier de sa politique économique. Cette loi, qui permet le rapatriement de capitaux détenus à l’étranger et assouplit les sanctions en matière d’évasion fiscale, a été approuvée avec 43 voix pour et 26 contre.

« Les Argentins, pour se protéger du vol de la politique, les ont éliminés [à leurs économies] du système. Si vous leur permettez de les utiliser en bonne et due forme, parce qu’ils étaient protégés des une bande d’escrocs, la conséquence est que vous pourrez commencer à développer un marché des capitaux où les projets d’investissement peuvent être financés et ça générer de la croissance économique. »

Javier Milei, président de l’Argentine

Selon M. Milei, cette loi permettra de libérer plus de 400 milliards de dollars (environ 372 milliards d’euros) d’épargne et de stimuler l’investissement. Il a insisté sur le fait que cette mesure est essentielle pour rétablir la confiance des Argentins dans le système financier et relancer l’économie. Il a également souligné que la loi garantit la confidentialité des opérations financières :

« Si l’on adhère au nouveau régime, personne ne va regarder la variation des capitaux propres avec lequel on pourra dépenser ce que tu veux et personne ne va le contrôler. »

Javier Milei, président de l’Argentine

L’opposition a critiqué cette loi, dénonçant un blanchiment d’argent provenant d’activités illégales, telles que le trafic de drogue. M. Milei a rejeté ces accusations, affirmant que son gouvernement s’attaque aux « voleurs » qui dénoncent ensuite les responsables de l’administration libertaire.

Le président a également souligné l’importance de l’approbation du budget 2026, qu’il a qualifié d’étape historique. Il a mis en avant l’objectif d’atteindre un déficit budgétaire nul, qu’il considère comme une condition essentielle pour stabiliser l’économie et rétablir la confiance des marchés. Il a également annoncé que l’Argentine honorera ses dettes envers le Fonds monétaire international (FMI) en février.

Pour M. Milei, l’adoption de ces mesures marque un tournant dans l’histoire économique de l’Argentine et ouvre la voie à une période de croissance et de prospérité. Plus d’informations sur la loi d’amnistie fiscale.

Patricia Bullrich lors de la séance du SénatCamila Godoy

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