Home MondeMinistre de la Défense : la frontière entre le Brésil et le Venezuela reste calme et ouverte

Ministre de la Défense : la frontière entre le Brésil et le Venezuela reste calme et ouverte

by Clara Dubois

Publié le 3 janvier 2024 19h22. Le Brésil maintient une surveillance accrue à sa frontière avec le Venezuela suite aux récentes actions militaires américaines, tout en affirmant qu’aucun de ses citoyens n’a été affecté par les événements. Brasília a fermement condamné l’intervention américaine et réclame des informations sur le sort du président vénézuélien Nicolás Maduro.

  • La frontière entre le Brésil et le Venezuela, dans l’État de Roraima, est actuellement calme et sécurisée par un déploiement de 2 300 militaires.
  • Le gouvernement brésilien a déclaré qu’il n’avait reçu aucune information confirmant des blessures parmi ses ressortissants suite aux opérations américaines au Venezuela.
  • Le président Lula da Silva a réaffirmé sa condamnation de l’intervention américaine et de la capture du président Maduro et de son épouse.

Le ministre brésilien de la Défense, José Múcio, a déclaré samedi que la situation à la frontière était sous contrôle. « La frontière est absolument calme. Nous y avons un contingent de personnel et d’équipement depuis un certain temps déjà », a-t-il précisé. Le Brésil suit de près l’évolution de la situation et attend des développements, notamment des entretiens avec des responsables américains.

Au total, 10 000 militaires brésiliens sont déployés dans la région amazonienne, dont 2 300 spécifiquement dans l’État de Roraima. Le ministre Múcio a souligné la complexité de la situation, reconnaissant l’existence de nombreuses informations contradictoires et la nécessité d’une surveillance continue.

Ces déclarations interviennent après une série de réunions d’urgence organisées au ministère des Affaires étrangères à Brasilia, auxquelles le président Lula da Silva a participé par visioconférence. Une seconde réunion était prévue plus tard dans la journée. Outre le ministre des Affaires étrangères par intérim, Maria Laura da Rocha, et la chef de cabinet présidentielle par intérim, Miriam Belchior, ces réunions ont rassemblé des représentants du Secrétariat de la Communication sociale, des relations institutionnelles, ainsi que du ministère de la Justice et de la Sécurité publique.

Dans un communiqué officiel, le ministère des Affaires étrangères a réaffirmé la position du Brésil, condamnant fermement l’intervention américaine au Venezuela et la capture du président Maduro et de son épouse, Cilia Flores, par les forces militaires américaines.

« La communauté brésilienne est calme, aucun incident n’a été signalé jusqu’à présent. Les touristes peuvent partir normalement et il y a une totale normalité en ce qui concerne la communauté brésilienne. »

Maria Laura da Rocha, ministre des Affaires étrangères par intérim

L’intervention américaine au Venezuela rappelle l’invasion du Panama en 1989, où les forces américaines avaient capturé le président Manuel Noriega, accusé de trafic de drogue. À l’instar de l’accusation portée contre Noriega, les États-Unis ont également accusé Maduro – sans fournir de preuves tangibles – de diriger un cartel de la drogue vénézuélien, connu sous le nom de Les Soleils, dont l’existence même est remise en question par les experts en trafic de drogue international.

Le gouvernement américain avait précédemment offert une récompense de 50 millions de dollars pour toute information conduisant à l’arrestation de Maduro. Selon les critiques, cette action serait motivée par une stratégie géopolitique visant à éloigner le Venezuela de pays comme la Chine et la Russie, tout en cherchant à renforcer le contrôle américain sur les vastes réserves pétrolières du pays, les plus importantes au monde.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.