Publié le 8 janvier 2026 à 12h32. La Cour suprême indienne examine les solutions pour gérer la population de chiens errants, face à des préoccupations croissantes en matière de sécurité publique et de bien-être animal. Des propositions allant de la stérilisation à l’identification par puce électronique sont à l’étude.
- Un avocat plaide pour une approche basée sur le modèle « Capture, stérilisation et relâcher » (CSR).
- Plusieurs États indiens, dont l’Haryana et l’Assam, signalent un manque d’infrastructures pour mettre en œuvre des programmes efficaces.
- La Cour suprême envisage la création d’un comité d’experts pour évaluer les options et proposer des solutions durables.
Lors d’une audience, Maître Nakul Diwan, représentant l’organisation World for Animals, a exposé les difficultés rencontrées dans la gestion de la population canine errante. Son équipe, forte de 45 membres, a déjà secouru 66 000 chiens et procédé à la stérilisation de 15 000 animaux. Il a souligné l’importance de replacer les chiens capturés à leur lieu d’origine après stérilisation, afin de préserver leur familiarité avec l’environnement.
« Il y a une menace de chien qui court derrière moi sur les routes, mais il y a aussi une menace qu’un bus me renverse (car il n’y a pas de trottoirs pour les coureurs). Nous suggérons – Modèle Capture, Stérilisation et Relâcher. »
Nakul Diwan, avocat pour World for Animals
Maître Diwan a également comparé la situation des chiens à celle d’autres animaux, estimant que les comparer à des coqs ou des buffles n’était pas pertinent. Il a insisté sur la nécessité de trouver des solutions humaines et a rappelé que les États de l’Haryana et de l’Assam ont reconnu leur manque d’infrastructures adéquates pour gérer ce problème.
L’avocat J. Nath a souligné que la situation à Delhi était également préoccupante, sans pour autant aborder les problèmes rencontrés par les autres États. La discussion a ensuite porté sur l’identification des chiens par puce électronique. Maître Diwan a précisé que cette pratique avait été initiée à Bangalore, mais qu’elle n’était pas encore généralisée à l’échelle nationale.
« Dans ce pays, cela n’arrive pas. Mais est-ce que cela devrait arriver ? Oui. Un comité d’experts peut se pencher sur cet aspect. »
Nakul Diwan, avocat pour World for Animals
Le juge Mehta a interrogé sur l’existence de la puce électronique obligatoire pour les chiens de compagnie, tandis que Maître Diwan a suggéré que la création d’un comité d’experts, incluant des représentants des États, pourrait être une solution pour évaluer l’opportunité et la faisabilité de cette mesure.
