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Mon amie a un cancer et parle de mettre fin à ses jours. Dois-je le dire à sa famille ? | Personnes âgées

Publié le 4 janvier 2026 à 06h00. Une femme se confie à une amie sur les derniers jours de sa mère atteinte d'un cancer incurable, et sur la terrible question du droit à mourir dans la dignité, confrontant…

Mon amie a un cancer et parle de mettre fin à ses jours. Dois-je le dire à sa famille ? | Personnes âgées

Publié le 4 janvier 2026 à 06h00. Une femme se confie à une amie sur les derniers jours de sa mère atteinte d’un cancer incurable, et sur la terrible question du droit à mourir dans la dignité, confrontant l’amie à un dilemme moral.

  • Une femme âgée, confrontée à un cancer incurable, a exprimé le désir de disposer de la possibilité de mettre fin à ses jours.
  • Elle a confié à une amie avoir en sa possession des médicaments létaux, lui révélant ainsi son angoisse face à une fin de vie potentiellement douloureuse et dégradante.
  • L’amie, tiraillée entre le respect de la volonté de sa proche et ses propres convictions, se sent dépassée par la situation et cherche conseil.

Dans une lettre poignante, une femme raconte son inquiétude face à l’état de santé déclinant d’une amie octogénaire. Cette dernière, atteinte d’un cancer incurable diagnostiqué il y a plusieurs années, a récemment fait part de ses craintes et de son désir de contrôler sa propre fin de vie. Elle a notamment montré à son amie un flacon de comprimés prescrits par un médecin, en précisant qu’une surdose serait fatale. L’amie, consciente de la souffrance potentielle qui attend sa proche, se sent profondément troublée par cette révélation.

La situation est d’autant plus délicate que l’amie a déjà évoqué, lors d’une conversation antérieure concernant un ami commun atteint de démence, qu’elle souhaiterait mettre fin à ses jours si elle devait un jour perdre la raison. Elle avait alors demandé à son amie comment elle procéderait, et avait repris ce sujet à plusieurs reprises. L’amie craint désormais que sa proche ne lui demande un jour de l’aider à mourir, une perspective qui la terrifie, même si elle comprend son désir de ne pas souffrir.

Elle a partagé ses inquiétudes avec une autre amie, qui lui a conseillé de contacter le médecin de la patiente et/ou ses enfants. Cependant, elle hésite à le faire, estimant qu’il est normal de se sentir déprimé dans une telle situation – confinée à domicile, avec une mobilité réduite et un diagnostic de cancer en phase terminale. Elle a également peur de trahir la confiance de sa proche, qui lui confie des choses qu’elle ne partage pas avec sa famille.

Interrogée, Andrew Balfour, psychologue clinicien, psychothérapeute et auteur de l’ouvrage Life and Death: Our Relationship With Ageing, Dementia and Other Fates of Time, a souligné l’importance de l’anxiété, de la perte et du chagrin qui transparaissent dans cette lettre. Il estime que l’amie atteinte de cancer a peur de la vulnérabilité et de la dépendance, et cherche à reprendre le contrôle de sa vie.

« Si vos sentiments sous-jacents peuvent être mis en mots, le conflit sur ce qu’il faut faire pourrait s’atténuer »

Andrew Balfour, psychologue clinicien, psychothérapeute

Balfour conseille à l’amie de trouver une personne de confiance, un ami ou un thérapeute, pour l’aider à exprimer ses sentiments et à mieux comprendre les angoisses profondes qui motivent la situation. Il suggère également de contacter l’équipe de soins palliatifs de la patiente, afin qu’un professionnel puisse lui apporter un soutien psychologique.

Il insiste sur l’importance de continuer à soutenir la patiente en étant présente et en l’écoutant. Sa confiance est précieuse et ne doit pas être brisée. Révéler ses confidences à sa famille pourrait la priver de cette confiance et ne garantirait pas qu’elle renoncerait à son projet. Balfour suggère de prendre discrètement des nouvelles des enfants de la patiente et de faire part de ses inquiétudes de manière indirecte.

Il est également crucial que l’amie elle-même bénéficie d’un soutien, car cette situation est difficile à vivre.

Au Royaume-Uni et en Irlande, les Samaritains peuvent être contactés au numéro gratuit 116 123, ou par e-mail à [email protected] ou [email protected]. Aux États-Unis, vous pouvez appeler ou envoyer un SMS au 988 Suicide & Crisis Lifeline au 988 ou discuter sur 988lifeline.org. En Australie, le service de soutien aux crises Lifeline est le 13 11 14. D’autres lignes d’assistance internationales sont disponibles sur befrienders.org.

Chaque semaine, Annalisa Barbieri aborde un problème personnel envoyé par un lecteur. Si vous souhaitez des conseils d’Annalisa, veuillez envoyer votre problème à [email protected]. Annalisa regrette de ne pas pouvoir entrer en correspondance personnelle. Les soumissions sont soumises à nos termes et conditions. La dernière série du podcast d’Annalisa est disponible ici.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.