L’Iran jure de se venger du meurtre d’un haut responsable des gardiens de la révolution à Téhéran

L’Iran a juré lundi de venger le meurtre d’un haut responsable de sa principale force paramilitaire, les Gardiens de la révolution, qui a été abattu dimanche par des assaillants inconnus à Téhéran, un incident susceptible d’accroître l’animosité entre la République islamique et ses rivaux, en particulier Israël. .

Le président iranien Ebrahim Raisi a déclaré que les responsables de la sécurité poursuivraient le meurtre du colonel Hassan Sayyad Khodaei, qui a été abattu par deux motards devant son domicile dans la capitale iranienne dimanche après-midi, selon les Gardiens de la révolution.

« Je n’ai aucun doute que la vengeance du sang pur de ce martyr aux mains des criminels est inévitable », a déclaré lundi M. Raisi à la télévision d’Etat.

L’Iran n’a explicitement accusé personne du meurtre, mais M. Raisi a blâmé « l’arrogance mondiale », un terme généralement appliqué aux États-Unis, que l’Iran accuse de soutenir les actes hostiles de ses ennemis tels qu’Israël.

Les gardiens de la révolution, qui sont responsables des opérations militaires de l’Iran à l’étranger, ont déclaré que M. Khodaei, qui était inconnu du public jusqu’à dimanche, a qualifié le colonel de « défenseur du sanctuaire », un terme fourre-tout utilisé par les médias iraniens pour décrire ses soldats combattant dans Irak et Syrie.

Des membres de la famille de M. Khodaei près de sa voiture après la fusillade de dimanche.


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IRGC/AGENCE DE PRESSE WANA/VIA REUTERS

Israël affirme que les milices soutenues par l’Iran se sont retranchées en Syrie ces dernières années et ont utilisé ce perchoir pour lancer des attaques contre Israël. L’armée israélienne, au cours d’une campagne d’un an, a mené des centaines de frappes aériennes en Syrie en réponse, qui, selon l’Iran, ont tué plusieurs membres des Gardiens de la révolution.

Parlant du meurtre, un haut porte-parole des forces armées iraniennes Brig. Le général Abolfazl Shekarchi a qualifié les États-Unis et Israël de centres mondiaux du terrorisme. « Et nous sommes victimes du terrorisme », a-t-il déclaré, selon l’agence de presse semi-officielle Fars.

M. Shekarchi a également souligné une attaque de missiles iraniens en mars qui a frappé la ville d’Erbil, dans le nord de l’Irak, et envoyé des troupes américaines se précipiter pour se mettre à l’abri, avertissant : « Cette opération a donné une leçon que si les méfaits s’aggravent, nous donnerons des réponses plus fortes ».

Le meurtre de dimanche survient alors qu’Israël exprime sa préoccupation face aux prétendues tentatives iraniennes d’assassiner des responsables israéliens à l’étranger. Mais cela coïncide également avec les tentatives iraniennes d’améliorer les relations diplomatiques avec certains voisins arabes du golfe Persique à la suite d’un processus négocié par les États-Unis qui a normalisé les relations entre Israël et certains pays arabes.

M. Raisi a atterri lundi dans la capitale omanaise de Mascate pour étendre les liens diplomatiques, commerciaux et énergétiques. Il s’agit de la première visite d’État iranienne depuis 2020 dans ce pays du Golfe, qui a traditionnellement servi de médiateur entre Téhéran et Washington.

Le dirigeant d’Oman Haitham bin Tariq al-Said, dans un turban rouge, avec le président iranien Ebrahim Raisi, en noir, à Mascate, Oman, lundi.


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Le meurtre pourrait également compliquer davantage les négociations visant à relancer l’accord nucléaire international de 2015 avec l’Iran, qui ont été bloquées en partie à la suite des demandes iraniennes demandant aux États-Unis de retirer les Gardiens de la révolution de leur liste de groupes terroristes désignés.

Israël est fermement opposé à l’accord sur le nucléaire, qui, selon lui, déstabilisera le Moyen-Orient en libérant de l’argent que l’Iran pourra utiliser pour financer ses milices régionales, et qui ne va pas assez loin pour empêcher Téhéran d’obtenir des armes nucléaires.

L’Iran a accusé Israël dans le passé d’avoir mené des assassinats sur son sol, y compris le meurtre de son principal scientifique nucléaire Mohsen Fakhrizadeh en 2020. Entre 2010 et 2012, quatre scientifiques nucléaires iraniens ont été tués, tandis qu’un cinquième a survécu à une tentative d’assassinat.

Les voisins du colonel tué qui ont parlé aux médias iraniens sur les lieux du meurtre ont déclaré qu’ils n’avaient aucune idée qu’il était un « défenseur du sanctuaire ».

Écrire à Sune Engel Rasmussen à [email protected]

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Paru dans l’édition imprimée du 24 mai 2022 sous le titre « L’Iran promet de venger le meurtre d’un officier supérieur ».

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