Publié le 9 décembre 2025 17:23:00. Une nouvelle souche recombinée du virus mpox, anciennement appelé variole du singe, a été détectée au Royaume-Uni chez un voyageur de retour d’Asie, suscitant une vigilance accrue des autorités sanitaires face à l’évolution du virus.
- Une souche recombinée du virus mpox, combinant des éléments des clades Ib et IIb, a été identifiée au Royaume-Uni.
- L’Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA) souligne l’importance de la surveillance et de la vaccination, en particulier pour les personnes à risque.
- L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a enregistré 2 501 nouveaux cas et 12 décès en octobre 2025 dans 44 pays, avec une concentration de 75 % des infections en Afrique.
L’émergence de cette nouvelle souche recombinée du virus mpox n’est pas inattendue, mais nécessite une attention particulière, selon l’UKHSA. Les virus évoluent constamment et cette analyse plus approfondie permettra de mieux comprendre la dynamique de l’infection.
Le mpox est une zoonose virale causée par le virus de la variole du singe (MPXV), appartenant à la famille des Poxviridae, la même que celle du virus de la variole humaine. Identifié pour la première fois en 1958 chez des singes de laboratoire, le virus est aujourd’hui endémique dans plusieurs régions d’Afrique centrale et occidentale. La transmission à l’homme se produit principalement par contact direct avec des animaux infectés, notamment par morsures, liquides organiques ou lésions cutanées. La transmission interhumaine, bien que moins fréquente, est possible en cas de contact prolongé avec des personnes symptomatiques, par contact peau à peau, par voie oro-buccale, lors de rapports sexuels, ou via des objets contaminés comme des vêtements ou des appareils électroniques. Une transmission verticale, de la mère à l’enfant pendant la grossesse, a également été documentée.
Ces dernières années, l’augmentation du nombre de cas en Afrique a conduit l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) à déclarer une urgence de santé publique de portée internationale en 2024. Le virus a été classé en plusieurs clades : le clade I, plus virulent et répandu dans le bassin du Congo, et le clade II, plus fréquent en Afrique de l’Ouest, associé à des formes cliniques moins sévères. Le clade II a ensuite été subdivisé en IIa et IIb. En 2024, un sous-groupe, le clade Ib, est apparu, associé à des formes plus agressives, notamment chez les enfants.
Le clade Ib a été identifié dans la région frontalière entre le Congo, le Rwanda et le Burundi. Plusieurs experts le décrivent comme la forme la plus virulente du virus mpox observée à ce jour. Un premier cas imputable à un patient revenant d’un voyage à l’étranger a également été signalé en Italie en juin 2025.
Selon la dernière mise à jour de l’OMS, 2 501 nouveaux cas confirmés et 12 décès ont été enregistrés en octobre 2025 dans 44 pays. 75 % des nouvelles infections sont concentrées en Afrique, où le virus continue de circuler sous toutes ses variantes. Bien que certains signes de ralentissement soient observés, la surveillance reste de mise.
« Les virus évoluent constamment et des analyses plus approfondies nous aideront à mieux comprendre la dynamique du mpox. »
Katy Sinka, responsable des infections sexuellement transmissibles à l’UKHSA
L’UKHSA réitère l’importance de la vaccination pour les personnes à risque, rappelant que, bien que l’infection soit souvent bénigne, elle peut avoir des conséquences graves dans certains cas.
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