Le terminal à conteneurs Est de Nador West Med a officiellement ouvert ses portes le 10 septembre 2026, accueilli par l’arrivée du premier porte-conteneurs commercial le 14 septembre.
Cette première infrastructure est opérée par Marsa Maroc et Terminal Investment Limited, la filiale portuaire de l’armateur MSC.
Peu de temps après, le port a reçu sa toute première escale commerciale. Le navire MSC Cedar II a accosté le soir du lundi 14 septembre, après un trajet en provenance d’Espagne et un passage par l’Algérie, marquant le lancement effectif des opérations de manutention dans le complexe marocain.
Les détails de la première opération commerciale
Le porte-conteneurs a débarqué environ 1 600 conteneurs sur les quais, transportant notamment des équipements destinés aux chantiers de construction et aux projets de développement de la région.

Une particularité technique a marqué cette première arrivée : le navire a dû utiliser les codes d’identification du port de Nador à Beni Ensar, puisque Nador West Med ne disposait pas encore de son propre identifiant officiel, d’après les précisions apportées par l’expert maritime et portuaire Najib Cherfaoui.
Il s’agit du premier porte-conteneurs commercial à arriver à Nador West Med, transportant environ 1 600 conteneurs.
Najib Cherfaoui, expert maritime et portuaire, via Telquel
Capacités de traitement et concurrence en Méditerranée
Pour sa première phase, le terminal Est affiche une capacité nominale d’environ 3 millions d’EVP. Un volume que les spécialistes jugent rapidement atteignable face à la forte demande du transport maritime international. D’ici l’année prochaine, en 2027, la capacité globale devrait grimper à 5 millions d’EVP, se rapprochant ainsi des standards de grands hubs concurrents comme le port d’Algésiras en Espagne.
Alors que le port de Tanger Med fait face à une quasi-saturation de ses capacités opérationnelles, l’ouverture de Nador West Med arrive à point nommé pour absorber les flux de transbordement en Méditerranée occidentale.
Perspectives industrielles et statu quo sur le volet gazier
Contrairement à Tanger Med adossé à des massifs montagneux, le complexe de Nador bénéficie d’un arrière-pays vaste et plat, un atout de taille pour l’implantation future de zones industrielles et logistiques. Néanmoins, tous les compartiments du mégaprojet n’avancent pas au même rythme.
Le volet énergétique et pétrolier, présenté comme une priorité lors de la réunion de travail présidée par le roi Mohammed VI le 28 janvier, reste quant à lui au point mort. Les appels d’offres concernant le terminal gazier ont été suspendus le 30 janvier, et aucun calendrier précis n’a été communiqué pour la reprise des travaux de ce secteur précis.