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Les Houthis menacent d’une riposte «douloureuse» en cas d’intervention américaine

Alors que l'Arabie saoudite fait face à une série d'attaques sans précédent sur ses infrastructures, un haut responsable houthi a averti lundi 12 octobre que toute implication des…

Les Houthis menacent d'une riposte «douloureuse» en cas d'intervention américaine

Alors que l’Arabie saoudite fait face à une série d’attaques sans précédent sur ses infrastructures, un haut responsable houthi a averti lundi 12 octobre que toute implication des États-Unis dans le conflit yéménite entraînerait une «riposte rapide et douloureuse» de la part du mouvement. Cette mise en garde intervient dans un contexte de tensions extrêmes, les rebelles houthis ayant multiplié les tirs de missiles et de drones contre le royaume au cours des derniers jours.

Une escalade militaire inédite

La capitale saoudienne, Riyad, a été secouée lundi soir par de fortes explosions, peu après l’envoi de messages d’avertissement aux résidents les invitant à se mettre à l’abri. Le général Turki al-Maliki, porte-parole de la coalition menée par l’Arabie saoudite, a confirmé l’interception d’un missile balistique tiré en direction de la ville. Cette nouvelle offensive s’inscrit dans une séquence meurtrière débutée la semaine dernière. L’attaque la plus grave, survenue samedi contre l’aéroport international de Riyad, a causé la mort de 13 personnes et fait plus de 300 blessés, parmi lesquels des ressortissants de plusieurs pays, dont un citoyen américain.

Les autorités saoudiennes, qui ont diffusé des images de vidéosurveillance montrant la violence de la frappe, ont ordonné la fermeture de l’aéroport jusqu’à jeudi. Parallèlement, l’aéroport de Dammam et plusieurs installations énergétiques d’Aramco dans l’est du pays ont également été ciblés. Le ministre saoudien de l’Énergie, Abdulaziz ben Salmane, a reconnu lundi lors d’une conférence à Riyad que ces événements mettaient à l’épreuve les infrastructures et la résilience du royaume, premier exportateur mondial de pétrole.

Tensions diplomatiques et enjeux régionaux

Face à la multiplication des frappes, l’ambassade d’Australie a exhorté ses ressortissants à rester à l’intérieur, tandis que le Canada a déconseillé tout déplacement vers l’aéroport de Riyad. De son côté, la coalition dirigée par l’Arabie saoudite, qui soutient les forces gouvernementales yéménites, a promis de répondre avec fermeté à ce qu’elle qualifie de «crime de guerre». Téhéran, allié des Houthis, a fait part de sa vive préoccupation, se disant disposé à «faciliter le dialogue» sans toutefois condamner les attaques.

L’instabilité actuelle menace non seulement le trafic aérien, mais aussi l’approvisionnement mondial en brut. La crainte d’une intervention américaine est alimentée par les enjeux stratégiques autour du détroit de Bab el-Mandeb, à l’extrémité sud de la mer Rouge. Les rebelles houthis, qui ont pris le contrôle de zones stratégiques sur ce passage maritime le mois dernier, voient dans tout soutien militaire extérieur une escalade directe. Alors que le royaume saoudien, dont le PIB devrait reculer selon certaines estimations, cherche à renforcer ses capacités de défense aérienne, la situation reste critique. L’incertitude demeure quant à l’ampleur des dégâts réels et aux prochaines étapes de cette confrontation qui s’intensifie depuis le mois de septembre.

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Photo : Yahoo Actualités

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.