Le jour de Noël sur les parquets NBA est à la fois un honneur et un défi pour les joueurs et les entraîneurs, qui doivent jongler entre traditions familiales et exigences sportives. Cette année, plusieurs stars, dont LeBron James et Stephen Curry, partageront leurs expériences et leurs sentiments à l’occasion de ce jour particulier.
Doc Rivers, l’entraîneur des Milwaukee Bucks, se souvient de ses 17 participations au jour de Noël en tant que joueur ou entraîneur depuis 1984, mais certains souvenirs restent flous. Il raconte une anecdote amusante : il a collecté 100 dollars auprès de chaque membre de l’équipe des Celtics lors d’un déplacement et a caché l’argent dans le plafond des vestiaires adverses des Lakers. (Cet épisode remonte en réalité à février 2010, mais l’équipe a récupéré l’argent lors des finales NBA). Il se souvient également d’un match où Kobe Bryant et Phil Jackson sont apparus avec des shorts rétro, bien qu’il ne soit pas certain que ce soit le jour de Noël.
« J’ai joué de nombreux matchs le jour de Noël, explique Rivers. C’est différent. J’adore ça et je déteste ça en même temps, car passer du temps avec sa famille est si important. Mais en même temps, il n’y a rien de mieux. C’est le match qu’on préfère gagner. Après un match gagné l’après-midi de Noël, quand on rentre à la maison auprès de sa famille, c’est un jour incroyable. J’en ai vécu de très beaux. »
Les équipes qui jouent le 25 décembre doivent adapter leurs traditions familiales ou sacrifier l’ouverture des cadeaux si elles sont en déplacement. Les Golden State Warriors, qui joueront leur 13e match consécutif le jour de Noël contre les Dallas Mavericks, font venir leurs familles pour les accompagner en déplacement. LeBron James et son fils Bronny auront également l’occasion de jouer ensemble, mais devront organiser les festivités familiales autour du match des Lakers.
La NBA offre aux joueurs et aux entraîneurs un cadeau, comme un portefeuille en cuir ou un appareil électronique, pour rendre cette journée plus festive. Steve Kerr, l’entraîneur des Warriors, décrit l’ambiance particulière : « On se réveille dans la chambre 736 et on oublie que c’est Noël. Puis on reçoit un message d’Eric Hausen [vice-président des opérations de l’équipe] qui nous souhaite de joyeuses fêtes. Et là, on se souvient que c’est Noël. On va à la réunion au troisième étage, tout le monde dit ‘joyeux Noël’, et on fait le rapport de scouting. C’est bizarre. »
« On va à la salle, il y a toujours un cadeau d’Adam Silver [commissaire de la NBA], ce qui est sympa. Et puis on joue, tout le monde dans la salle est dans l’esprit des fêtes parce qu’ils viennent de leur matin de Noël, et on pense à sa propre famille en souhaitant être à la maison. Mais c’est le deal. C’est pour ça qu’on a signé », ajoute Kerr.
Pour certains, jouer le jour de Noël est un honneur, mais cela peut aussi être frustrant. Rivers explique : « Si c’est un match de l’après-midi, on organise un grand dîner. Si c’est le dernier match de la journée, c’est une journée pourrie, car on passe du temps à attendre à la maison avant d’aller au match. »
Bronny James, 21 ans, ne se souvient pas d’un Noël sans voir son père jouer au basket. LeBron James a établi un record avec 19 participations au match du 25 décembre depuis sa saison de début en 2003, dont les 18 dernières années consécutives. La famille James a donc partagé son patriarche avec le monde à chaque Noël.
« On espérait toujours que le match ait lieu à domicile pour qu’il puisse être avec nous pour Noël, confie Bronny. Mais on allait toujours à la maison et on ouvrait les cadeaux le matin. S’il n’était pas là, on attendait ou on le faisait la veille. On essayait de faire en sorte que ça se passe le jour de Noël autant que possible. »
LeBron James a marqué 507 points, délivré 137 passes décisives et pris 143 rebonds le jour de Noël, mais cela a nécessité de trouver un équilibre entre les célébrations familiales et les matchs. Zhuri, sa plus jeune fille, est toujours la première à se lever le matin de Noël et à attendre ses parents.
« Zhuri se lève à 6 heures du matin et attend déjà en bas, raconte Bronny. On descend une heure plus tard et elle est fâchée qu’on soit si tard. Elle est assise là, fixant les cadeaux. »
« J’aimerais beaucoup être à la maison avec ma famille, dit LeBron. Mais c’est le jeu. C’est le jeu que j’aime. C’est le jeu que je regardais quand j’étais enfant le jour de Noël, en regardant certains des plus grands joueurs. C’est toujours un honneur d’y jouer. Honnêtement, j’aimerais être sur le canapé avec ma famille toute la journée. Mais on nous appelle, nos numéros sont appelés, alors on doit aller jouer. Et j’ai hâte. »
Cette année, le programme des matchs du 25 décembre est le suivant (heures françaises) :
- Cavaliers – Knicks, 18h00
- Spurs – Thunder, 20h30
- Mavericks – Warriors, 23h00
- Rockets – Lakers, 02h00 (26 décembre)
- Timberwolves – Nuggets, 04h30 (26 décembre)
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