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« Ne soyez pas une victime ou un suspect ! » – RACCU-CAR met en garde les jeunes contre la cybercriminalité – HERALD EXPRESS

Publié le 22 novembre 2025 à 17h00. Un sommet réunissant plus de 140 jeunes et professionnels à Baguio City a mis en lumière les dangers de l'exploitation sexuelle des enfants en ligne et l'importance d'une utilisation responsable d'Internet.…

« Ne soyez pas une victime ou un suspect ! » – RACCU-CAR met en garde les jeunes contre la cybercriminalité – HERALD EXPRESS

Publié le 22 novembre 2025 à 17h00. Un sommet réunissant plus de 140 jeunes et professionnels à Baguio City a mis en lumière les dangers de l’exploitation sexuelle des enfants en ligne et l’importance d’une utilisation responsable d’Internet. L’événement, organisé dans le cadre du 33e Mois national de l’enfance, a souligné la nécessité d’une action collective pour protéger les plus vulnérables.

  • Le sommet a abordé les aspects juridiques de la lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants en ligne, notamment la loi RA 11930.
  • Les participants ont été sensibilisés aux techniques utilisées par les cybercriminels et aux moyens de se protéger.
  • L’importance de l’écoute active, de la communication empathique et de la santé mentale des enfants a également été soulignée.

Le Bureau de protection sociale et de développement de la ville de Baguio (CSWDO) a organisé le Sommet des enfants 2025 le 16 novembre dernier, au Lafayette Luxury Suites. L’événement a rassemblé des jeunes leaders étudiants, des représentants de la jeunesse, des parents et des défenseurs des droits de l’enfant, dans le but de renforcer la protection des enfants face aux menaces en ligne.

Le thème central du sommet, « Anti-abus ou exploitation sexuels en ligne des enfants (OSAEC) et matériel anti-abus ou exploitation sexuels d’enfants (CSAEM) Wakasan : Kaligtasan à Karapatan ng Bata, Ipaglaban » (traduction libre : Mettre fin à l’exploitation sexuelle des enfants : protéger leurs droits et se battre pour eux), a guidé les quatre sessions proposées. L’accent a été mis sur la promotion d’une utilisation éthique et sécurisée d’Internet, ainsi que sur la responsabilité partagée des parents et de la communauté dans la protection des enfants.

Une des sessions clés a été consacrée à la loi RA 11930, qui encadre les enquêtes sur la cybercriminalité, la protection numérique, et les infractions liées à l’OSAEC et au CSAEM. Genevieve A. Wance, chef de l’unité régionale de lutte contre la cybercriminalité – Cordillère (RACCU-CAR), a présenté les capacités de son unité, notamment les enquêtes sur la cybercriminalité, la criminalistique numérique, les cyberpatrouilles et la cybersécurité.

« Il n’y a pas de traçage, mais comment allons-nous identifier le suspect ? Comment avons-nous vérifié, comment avons-nous identifié ? C’est grâce à ces quatre éléments. »

Sergent-chef exécutif Genevieve A. Wance, chef de l’unité RACCU-CAR

Selon le sergent-chef Wance, les enquêtes débutent souvent grâce à des traces numériques découvertes sur des appareils ou les réseaux sociaux. En cas de difficulté d’accès aux informations, l’unité collabore avec d’autres organismes et obtient des mandats pour contraindre les entreprises privées à divulguer les données des abonnés. Elle a illustré cette procédure avec l’exemple d’un homme qui avait menacé de diffuser des photos intimes de son ex-compagne. Malgré une première tentative de piégeage infructueuse, un mandat de perquisition a permis de saisir son téléphone et de récupérer les images compromettantes grâce à la criminalistique numérique.

Concernant les cyberpatrouilles et la cybersécurité, le sergent-chef Wance a mis en garde contre le risque de se lier d’amitié en ligne avec des inconnus, soulignant la nécessité de limiter le partage d’informations personnelles. Elle a rappelé que des messages annonçant une absence de domicile peuvent attirer l’attention de cambrioleurs. Elle a également insisté sur l’importance de mots de passe robustes et a proposé l’aide de son bureau pour la récupération ou la désactivation de comptes en cas de problème.

Le sergent-chef Wance a également rappelé les droits des enfants à la sécurité sur Internet, tels que définis par la loi RA 11930. L’OSAEC inclut notamment la demande de photos nues, les appels vidéo secrets, la diffusion en direct d’actes sexuels et l’incitation de mineurs à envoyer du contenu sexuel en échange d’avantages. Le CSAEM, quant à lui, englobe la possession de photos ou de vidéos montrant des mineurs impliqués dans des actes sexuels, ainsi que leur conservation et leur diffusion, y compris dans des groupes de discussion.

D’autres lois relatives à la cybercriminalité concernant les femmes et les enfants ont également été évoquées, notamment la RA n° 10175 (loi sur la prévention de la cybercriminalité de 2012), la RA n° 9995 (loi contre le voyeurisme photo et vidéo de 2009), et la RA n° 11313 (loi sur les espaces sûrs).

Les deuxième, troisième et quatrième sessions ont été animées par Shaolin C. Bandoc et Crizaflor Mendizabal (écoute active et communication empathique), Maribeth Lagasca (« Le langage de l’amour pour les enfants ») et Irene Alcantara (« Comprendre la santé mentale et les soins personnels »).

Le Sommet des enfants 2025 rappelle l’urgence d’une action collective pour garantir une utilisation responsable et éthique d’Internet, afin de protéger les enfants des dangers qui se cachent derrière les écrans.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.