Home NouvellesNégociations de paix – The Guardian explique pourquoi Poutine s’est voué à perdre la guerre

Négociations de paix – The Guardian explique pourquoi Poutine s’est voué à perdre la guerre

by Nicolas Lefèvre

Publié le 7 décembre 2025 19:26:00. Vladimir Poutine a rejeté une proposition de paix présentée par l’ancien président américain Donald Trump, qui prévoyait des concessions territoriales à la Russie en Ukraine. Cette décision intervient alors que l’économie russe est fragilisée par les conséquences de la guerre et que les forces ukrainiennes intensifient leurs frappes sur les infrastructures énergétiques russes.

  • Vladimir Poutine a refusé un accord de paix proposé par Donald Trump, qui impliquait le transfert de territoires ukrainiens à la Russie.
  • L’économie russe est en récession, avec une baisse des revenus pétroliers et gaziers et une inflation croissante.
  • L’Ukraine cible les raffineries et les infrastructures énergétiques russes, perturbant la production et les exportations de pétrole.

Selon Simon Tysdal, chroniqueur politique pour The Guardian, l’offre de Donald Trump constituait une bouée de sauvetage pour Vladimir Poutine, dont le pays est confronté à un désastre économique, financier, géopolitique et humain en raison de la guerre en Ukraine. Cependant, Poutine l’a rejetée, estimant pouvoir obtenir des conditions plus favorables. Tysdal souligne que ces deux dirigeants partagent une certaine similitude dans leur approche et leurs motivations.

« Pour des raisons peu claires, Donald Trump, une autre menace nationale, lui a offert une bouée de sauvetage la semaine dernière. Mais Poutine l’a rejetée. Ces deux imbéciles se méritent l’un l’autre. »

Simon Tysdal, chroniqueur politique pour The Guardian

L’accord proposé aurait cédé de vastes étendues de territoire ukrainien à la Russie, compromettant l’indépendance de Kiev et affaiblissant les défenses du pays. Il aurait également divisé les États-Unis et l’Europe, fragilisant l’OTAN et offrant un répit à l’économie russe, actuellement soumise à des sanctions internationales.

L’analyste Tysdal met en évidence la situation désespérée de Poutine, qui, malgré ses ambitions néo-impériales, n’a pas réussi à conquérir l’Ukraine après près de quatre ans de conflit. Les pertes russes sont considérables, avec plus de 280 000 morts ou blessés au cours des huit premiers mois de 2025, portant le total à environ un million.

L’économie russe est en souffrance. Après une période de croissance artificielle alimentée par les dépenses militaires, les revenus pétroliers et gaziers, qui représentent jusqu’à 50 % des recettes publiques, ont chuté de 27 % par rapport à l’année précédente. L’inflation atteint 8 %, et les taux d’intérêt dépassent les 16 %. Les prix des biens importés essentiels ont augmenté de 122 %, et les taxes à la consommation sont en hausse. Même la vodka, symbole national, a vu son prix augmenter de 5 % pour financer l’effort de guerre.

L’Ukraine a trouvé un point faible en ciblant les raffineries russes, les pipelines et une « flotte fantôme » de pétroliers utilisés pour exporter du pétrole illégalement. La semaine dernière, un troisième pétrolier a pris feu en mer Noire suite à une attaque de drones navals. Les frappes régulières contre les installations énergétiques russes provoquent panique et pénuries de carburant.

Par ailleurs, les géants énergétiques russes Rosneft et Lukoil rencontrent des difficultés, car les acheteurs asiatiques, notamment en Chine, cherchent à éviter les sanctions secondaires américaines. Les affirmations selon lesquelles la Russie serait en train de gagner la guerre sont, selon Tysdal, une illusion basée sur des gains territoriaux mineurs.

Youri Ouchakov, conseiller de Poutine, a affirmé que ces gains territoriaux récents auraient un impact positif sur les négociations, renforçant la position de la Russie. Tysdal réfute cette affirmation, soulignant l’échec global de l’invasion russe de l’Ukraine.

Alexeï Kovalev, journaliste indépendant, suggère que Poutine craint une « grande crise sociale » si les combats cessaient, ce qui explique sa réticence à mettre fin à la guerre et sa répression de l’opposition publique et en ligne.

Enfin, Tysdal critique la stratégie de Donald Trump, qu’il qualifie d’« idiote et unilatérale », consistant à apaiser la Russie, à attaquer Zelensky et à suspendre les livraisons d’armes à l’Ukraine. Il appelle l’Europe et l’OTAN à intensifier leur soutien à l’Ukraine en fournissant davantage d’armes, en utilisant les actifs russes confisqués pour financer la reconstruction et en appliquant des sanctions énergétiques plus strictes.

« La nation russe est trop grande pour disparaître. Sa fière histoire de lutte montre qu’elle ne peut pas être vaincue. Mais Poutine le peut. Il perd, pas ne gagne. Et tôt ou tard, comme les tsars et les totalitaires du passé, cette même Russie éternelle, dont il glorifie le nom, le mâchera et le recrachera. »

Simon Tysdal, chroniqueur politique pour The Guardian

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L’ambassade d’Ukraine aux États-Unis a évalué les résultats des négociations de paix, soulignant que les parties continuent de travailler sur les principaux points de friction. Des solutions « réalistes et acceptables » sont recherchées.

Selon Axios, les États-Unis ont exercé des pressions sur Poutine et Zelensky pour qu’ils fassent des concessions afin de parvenir à un accord de paix. La question territoriale reste délicate, mais les États-Unis tentent de proposer de « nouvelles idées » pour la résoudre.

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