Home SantéNiek (31 ans) s’arrête dans About Living with Cancer avec un traitement efficace contre le cancer du poumon : « Effets secondaires trop graves »

Niek (31 ans) s’arrête dans About Living with Cancer avec un traitement efficace contre le cancer du poumon : « Effets secondaires trop graves »

by Sophie Martin

Publié le 7 octobre 2025 20h06:00. À 27 ans, Niek a été confronté à un cancer du poumon, une maladie souvent associée aux fumeurs. Son parcours, marqué par des traitements innovants et des effets secondaires difficiles, illustre les défis auxquels sont confrontés les jeunes patients atteints de cette maladie.

  • Niek, diagnostiqué à 27 ans avec un cancer du poumon sans antécédents de tabagisme, a suivi une chimiothérapie, une radiothérapie et une immunothérapie.
  • L’immunothérapie, bien que prometteuse, a provoqué des douleurs articulaires sévères, obligeant à l’interrompre temporairement.
  • Malgré les obstacles, le cancer de Niek est actuellement sous contrôle, et il tente de reprendre le cours de sa vie.

Ce qui avait commencé il y a quatre ans par des symptômes discrets s’est révélé être un cancer du poumon métastasé. Niek se souvient avoir cherché des réponses en ligne : « J’ai recherché mes symptômes sur Google et le cancer du poumon est apparu. Je me suis dit que c’était impossible, j’avais seulement 27 ans. » Le diagnostic a plongé Niek et sa compagne, Hilde, dans un état de choc. « Nous avons pleuré sans arrêt. J’avais vraiment l’impression que ma vie était terminée », confie-t-il.

Le cas de Niek est d’autant plus surprenant que le cancer du poumon est souvent associé au tabagisme. « Beaucoup de gens pensent immédiatement que c’est de votre faute si vous avez fumé », explique le Dr Joop de Langen, pneumologue de Niek. « Or, seulement 10 % des patients atteints d’un cancer du poumon n’ont jamais fumé. Niek fait partie de ces 10 %. »

Après une première phase de traitement comprenant chimiothérapie, radiothérapie (sur les poumons, les ganglions lymphatiques et les glandes surrénales) et immunothérapie, l’état de Niek s’était considérablement amélioré. Pendant deux ans et demi, il a pu croire en une rémission presque complète. Mais en novembre dernier, la maladie a récidivé avec force, avec la découverte d’une grosse tumeur au niveau du pancréas et de nouvelles métastases.

Niek a alors repris un traitement, notamment un second cycle d’immunothérapie, qui a rapidement donné des résultats. Cependant, cette thérapie a eu des effets secondaires importants. L’immunothérapie, en attaquant les cellules cancéreuses, a également endommagé les cellules saines, provoquant des douleurs articulaires intenses. « Je ne pouvais même plus soulever la couverture la nuit », témoigne Niek. « Tout me faisait mal, je ne pouvais ni dormir, ni bouger. »

Le Dr De Langen confirme que ces effets secondaires ne sont pas rares : « L’immunothérapie peut perturber le sommeil et rendre la détente difficile. » Niek explique qu’il doit recourir à des analgésiques pour soulager la douleur. Avec Hilde, il a alors posé une question cruciale à son médecin : quelles seraient les conséquences d’un arrêt de l’immunothérapie ?

« En réalité, nous n’avions pas vraiment le choix », explique le Dr De Langen. « Ses douleurs articulaires ne faisaient que s’aggraver. Je comprends qu’il puisse être effrayant d’arrêter un traitement qui semble fonctionner, par peur d’une récidive. Mais il était impératif de préserver sa qualité de vie. »

Niek partage cette crainte : « J’étais déçu de devoir arrêter l’immunothérapie. » Son médecin insiste toutefois sur le fait que cette décision n’est pas définitive : « Nous continuons à suivre son évolution. Si nécessaire, nous pourrons toujours reprendre le traitement. »

Le Dr De Langen souligne la difficulté de prédire l’évolution du cancer chez les jeunes patients : « Si la thérapie fonctionne bien, nous pouvons espérer une guérison. Mais il est extrêmement difficile de savoir à l’avance qui en bénéficiera. Nous sommes déjà très satisfaits si un traitement est efficace pendant deux ans. Mais quand on est jeune, deux ans, ce n’est rien. Cinq ou dix ans, ce n’est pas la même chose. L’objectif ultime reste la guérison. »

Malgré l’arrêt de l’immunothérapie, le cancer de Niek est pour l’instant stabilisé. Ses douleurs articulaires ont diminué et il parvient progressivement à reprendre le cours de sa vie.

Antoni van Leeuwenhoek : À propos de la vie avec le cancer est à voir tous les mardis à 20h30 sur RTL 4.

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