Publié le 26 octobre 2023 18:11:00. Le déploiement de l’unité d’élite américaine des “Night Stalkers” dans les Caraïbes, accompagné d’une activité militaire accrue et de déclarations incendiaires de Donald Trump, alimente les craintes d’une intervention américaine imminente au Venezuela.
- L’unité d’hélicoptères d’élite américaine, le 160th Special Operations Aviation Regiment (SOAR), a été détectée à 150 kilomètres des côtes vénézuéliennes.
- L’ancien président américain Donald Trump a affirmé avoir approuvé des opérations secrètes de la CIA au Venezuela.
- Des experts estiment que la probabilité d’une intervention militaire américaine a dépassé les 75 %.
La présence accrue de forces américaines dans les Caraïbes, notamment l’unité d’hélicoptères d’élite connue sous le nom de “Night Stalkers” (littéralement, les “chasseurs nocturnes”), suscite des inquiétudes quant à une possible intervention militaire au Venezuela. Ces derniers jours, des hélicoptères MH-6 Little Bird et Black Hawk, appartenant au 160th Special Operations Aviation Regiment (SOAR), une unité secrète de l’armée américaine réputée pour ses missions à haut risque, ont été repérés à environ 150 kilomètres des côtes vénézuéliennes. Cette unité a déjà participé à des opérations cruciales, comme l’opération qui a mené à la mort d’Oussama ben Laden, les combats à Mogadiscio en Somalie et le renversement de Manuel Noriega au Panama. Sa devise non officielle est “Mort dans les ténèbres”.
Ce déploiement s’accompagne de la présence de bombardiers B-52 et d’avions de chasse F-35, suggérant une préparation militaire à grande échelle. Parallèlement, les déclarations de Donald Trump, qui a affirmé avoir personnellement approuvé des opérations secrètes de la CIA au Venezuela, ont exacerbé les tensions. Il a déclaré que le président vénézuélien Nicolás Maduro « ne devrait pas embêter les États-Unis ».
Depuis septembre, au moins 27 personnes ont péri dans des incidents impliquant des navires soupçonnés de trafic de drogue, ciblés par des tirs de missiles américains dans les Caraïbes. Eva Golinger, conseillère de l’ancien président vénézuélien Hugo Chávez, estime que le risque d’une intervention militaire américaine est désormais très élevé.
« La probabilité d’une intervention militaire américaine a désormais dépassé 75 pour cent. Nous pouvons recevoir des nouvelles d’une attaque à tout moment, peut-être avec un message de minuit. »
Eva Golinger, conseillère de l’ancien président vénézuélien Hugo Chávez
Andrés Izarra, un ancien ministre de l’administration Chávez, anticipe quant à lui que toute opération américaine à Caracas pourrait se transformer en un désastre comparable à la situation en Somalie. Il met en garde contre la capacité de résistance des forces vénézuéliennes.
« Ils transformeront Caracas en Mogadiscio. »
Andrés Izarra, ancien ministre vénézuélien
Selon Izarra, environ 50 000 hommes armés, comprenant les forces de sécurité et les milices pro-Maduro, pourraient infliger de lourdes pertes aux troupes américaines.
