Le 10 juin 2026, la coalition No-G7 a annoncé l’annulation de son campement à Meinier et de sa manifestation à Annemasse, invoquant des mesures de sécurité excessives et des pressions agressives. Les organisateurs appellent désormais à se rejoindre pour un rassemblement encadré à Genève le dimanche 14 juin prochain.
Le campement de Meinier annulé après une vague de messages agressifs
Initialement désignée comme le « camping principal » des manifestants contre le sommet du G7, une ferme de la commune de Meinier ne recevra finalement aucun groupe. Selon un article publié par Le Temps, ce projet a été abandonné suite à un déferlement de messages agressifs, tant en ligne que verbaux, ciblant la mairie et les exploitants de la ferme.

Face à cette situation, une rencontre d’urgence a été organisée entre la coalition No-G7 et les autorités locales. La décision de tout annuler a été prise d’un commun accord, la commune saluant la coopération de la coalition pour mettre fin à cette tension.
Le refus de manifester en Haute-Savoie face au dispositif de sécurité
Le front de la contestation se déplace également de l’autre côté de la frontière. La coalition No G7 France a confirmé qu’elle ne déclarerait aucune mobilisation auprès de la préfecture pour la Haute-Savoie. Comme le rapporte Le Dauphiné Libéré, les organisateurs dénoncent des conditions imposées par les autorités françaises qui, au nom de la sécurité, entravent l’organisation même de la manifestation.

La coalition critique vivement l’ampleur du dispositif sécuritaire déployé dans la région, affirmant que la Haute-Savoie est transformée en un « gigantesque terrain d’entraînement pour étouffer l’expression populaire ». Ce retrait de la mobilisation officielle en France marque un tournant stratégique : la contestation, qui devait se tenir à Annemasse les 13 et 14 juin, se concentrera désormais sur le territoire suisse.
Le parcours et l’encadrement de la manifestation genevoise du 14 juin
Le point d’ancrage de la contestation sera Genève. Le Conseil d’État genevois a précisé l’itinéraire autorisé pour le cortège du dimanche 14 juin, qui débutera à 15 heures au parc Mon Repos.

Le parcours officiel est le suivant :
- Départ du parc Mon Repos
- Quai Wilson et quai du Mont-Blanc
- Rue des Alpes et rue Ami-Lévrier
- Rue du Mont-Blanc et rue de Chantepoulet
- Place Lise-Girardin et rue de la Servette
- Rue Louis-Favre et rue du Grand-Pré
- Avenue Giuseppe-Motta et Place des Nations
- Avenue de France, avec un retour final au parc Mon Repos pour les prises de parole
Le rassemblement devra impérativement se terminer au plus tard à 22h30. Pour garantir la transparence, le Centre pour l’action non violente (CENAC) déploiera des observateurs indépendants afin de documenter le déroulement de la manifestation et de veiller au respect des droits fondamentaux de tous les participants et des forces de l’ordre.
Sur le plan de la sécurité, la police appliquera une doctrine d’engagement spécifique visant à gérer les tensions de manière proportionnée :
La doctrine du Groupement latin de sécurité publique, via ge.ch
Par ailleurs, une solution d’identification des policiers a été mise en œuvre pour répondre aux demandes de transparence, permettant une identification des agents sans l’usage systématique du numéro de matricule sur l’uniforme lors de cet événement.
Transports et risques de rassemblements spontanés
L’organisation du sommet du G7 à Évian, prévu du 15 au 17 juin, bouleverse également la mobilité transfrontalière. Selon les informations de Le Messager, les liaisons du Léman Express entre la France et la Suisse subiront des adaptations le dimanche 14 juin pour répondre aux enjeux de sécurité.
L’absence de manifestation encadrée sur le sol français fait craindre l’émergence de mouvements non déclarés. Si la coalition No G7 France a explicitement appelé ses partisans à rejoindre le cortège de Genève, elle a également prévenu qu’elle ne se considérerait pas responsable si des rassemblements spontanés avaient lieu en France.
Parallèlement à ces tensions, d’autres formes de contestation sont attendues, comme une contre-soirée organisée par la Confédération Paysanne le 12 juin au Mont Caly, dans la station des Gets. Alors que les chefs d’État, dont Emmanuel Macron et le président ukrainien Volodymyr Zelensky, se préparent à se réunir, la zone frontalière reste sous haute surveillance, oscillant entre mobilisation organisée à Genève et incertitudes sécuritaires en Haute-Savoie.
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