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Normes terminologiques pour l’échange d’informations sur la santé à l’époque du SRAS-Cov2 par le professeur Supten Sarbadhikari, @supten

L'échange d'informations médicales est essentiel pour améliorer la qualité et l'efficacité des soins aux patients. Pour garantir cette fluidité, l'Inde s'engage activement dans la mise en place de normes d'interopérabilité, un enjeu crucial pour le développement de la…

Normes terminologiques pour l’échange d’informations sur la santé à l’époque du SRAS-Cov2 par le professeur Supten Sarbadhikari, @supten

L’échange d’informations médicales est essentiel pour améliorer la qualité et l’efficacité des soins aux patients. Pour garantir cette fluidité, l’Inde s’engage activement dans la mise en place de normes d’interopérabilité, un enjeu crucial pour le développement de la santé numérique.

L’interopérabilité, la capacité de différents systèmes à échanger et à utiliser des informations de manière significative, repose sur deux piliers : l’interopérabilité structurelle et syntaxique (échange d’informations) et l’interopérabilité fonctionnelle et sémantique (compréhension et utilisation de ces informations). Les normes DSE2sd, notifiées en décembre 2016 par le ministère de la Santé et du Bien-être familial indien, constituent une première étape. Elles sont complétées par le Plan national de santé numérique (NDHB), qui définit un ensemble minimal de normes pour assurer l’interopérabilité au sein de l’écosystème national de santé.

Parallèlement, les directives relatives à la télémédecine, élaborées conjointement par le ministère de la Santé et le NITI Aayog, viennent renforcer ce cadre normatif.

Le NDHB identifie plusieurs catégories de normes essentielles : le consentement des patients, le contenu clinique, la confidentialité et la sécurité des données, la sécurité des patients et la qualité des données. Actuellement, l’Inde, comme de nombreux pays, utilise la Classification internationale des maladies (CIM) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour les rapports épidémiologiques. La version actuelle est la CIM-10, mais la CIM-11, publiée l’année dernière, sera applicable à partir de janvier 2022.

Cependant, pour une analyse plus approfondie des données cliniques, la norme SNOMED CT (Systematized Nomenclature of Medicine – Clinical Terms) est privilégiée à l’échelle mondiale. L’Inde est membre de SNOMED International depuis 2014. La CIM, conçue pour des fins épidémiologiques, offre une portée et une granularité limitées, regroupant les données en grandes catégories et utilisant une structure hiérarchique unique. Elle peut regrouper plusieurs significations cliniques sous un seul code et ne fournit pas toujours le niveau de détail requis pour une analyse clinique précise.

SNOMED CT, en revanche, offre une portée plus large et une granularité plus fine, permettant d’agréger et d’analyser les données de différentes manières grâce à une structure poly-hiérarchique et à la prise en compte des relations entre les concepts. Sa logique intrinsèque facilite également le développement de systèmes d’aide à la décision clinique (CDSS). Des outils de correspondance entre SNOMED CT et la CIM-10 existent, permettant aux systèmes compatibles SNOMED CT de générer des rapports conformes aux exigences de la CIM-10 ou 11 pour les besoins de la santé publique.

La pandémie de COVID-19 a accéléré l’adaptation des normes. Les organismes de développement de normes ont rapidement intégré des codes spécifiques pour le SARS-CoV-2 et la COVID-19. L’OMS a attribué les codes d’urgence CIM-10 « U07.1 COVID-19, virus identifié » et « U07.2 COVID-19, virus non identifié » pour les diagnostics confirmés et suspects, respectivement. En CIM-11, les codes sont RA01.0 (diagnostic confirmé) et RA01.1 (diagnostic clinique). SNOMED International a également défini des concepts spécifiques pour le SARS-CoV-2 et la maladie qu’il provoque.

L’Institut Regenstrief, responsable des codes LOINC, a développé des codes spécifiques pour répondre à l’urgence de la pandémie. Ces codes, bien que préliminaires, peuvent être utilisés en attendant leur publication dans une version officielle.

Alors que la pandémie évolue, les normes relatives à l’échange d’informations sur la santé s’adaptent en conséquence. Une fois la situation stabilisée, l’importance d’un échange sémantique clair et non ambigu deviendra encore plus évidente.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.