Publié le 12 janvier 2026 à 10h06. Malgré les propositions de renforcement de la présence de l’OTAN dans l’Arctique, Donald Trump réaffirme son intérêt pour l’acquisition du Groenland, estimant que cette île pourrait être convoitée par la Chine ou la Russie.
- Le président américain Donald Trump ne cède pas face aux suggestions de l’OTAN visant à accroître sa présence dans l’Arctique.
- Trump continue de privilégier l’idée d’acquérir le Groenland, justifiant cette ambition par des considérations stratégiques.
- Plusieurs pays de l’OTAN, dont l’Allemagne, explorent des moyens de renforcer la sécurité dans la région arctique.
Les tensions autour du Groenland persistent, alors que Donald Trump maintient sa position ferme concernant l’acquisition de l’île. Cette attitude intervient alors que certains États membres de l’OTAN cherchent des moyens de dissuader le président américain de ses revendications territoriales, notamment en proposant un renforcement de la présence militaire de l’alliance dans l’Arctique.
À bord d’Air Force One, le président Trump a répondu aux questions d’un journaliste concernant les discussions en cours en Grande-Bretagne et en Allemagne sur des projets visant à renforcer la sécurité dans l’Arctique. Lorsqu’on lui a demandé si ces initiatives pourraient influencer son évaluation de la situation, il a catégoriquement répondu non.
« Nous parlons d’acquisition, pas de location », a-t-il déclaré, adoptant le langage d’un homme d’affaires.
Donald Trump, président américain
Trump a réitéré son souhait d’acquérir le Groenland à long terme, arguant que cette démarche est nécessaire pour empêcher la Chine ou la Russie de s’emparer de l’île.
Plusieurs États membres de l’OTAN, dont le Royaume-Uni, ont récemment exprimé leur soutien à une expansion de la présence de l’alliance dans l’Arctique. Selon des sources diplomatiques, une proposition est à l’étude pour mettre en place une opération de surveillance baptisée « Arctic Sentry ». L’objectif serait de contrer l’argument américain selon lequel la sécurité dans cette région stratégique ne peut être garantie de manière adéquate sans une présence accrue.
Le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, a récemment affirmé sa volonté de voir l’Allemagne jouer un rôle plus important dans la sécurité militaire de l’Arctique. Il a souligné la nécessité de trouver des solutions appropriées dans le cadre de l’OTAN. M. Wadephul a fait cette déclaration lors d’une escale en Islande sur le chemin des États-Unis.
Ce lundi, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, recevra Johann Wadephul à Washington. Les menaces de Trump concernant le Groenland devraient être au cœur des discussions.
