Le gouvernement a dévoilé lundi 24 novembre 2025 un plan d’urgence pour la viticulture française, comprenant une enveloppe de 130 millions d’euros dédiée à l’arrachage de vignes. Cette initiative vise à répondre à la crise qui frappe le secteur, marquée par une baisse de la consommation et une perte de compétitivité.
« Nous saluons ce plan, il était attendu au vu de la gravité de la situation », a déclaré Jérôme Despey, président de la Chambre d’agriculture de l’Hérault et viticulteur à Saint-Géniès-des-Mourges, sur franceinfo. Il espère que ces mesures permettront de « redonner des perspectives à ce secteur qui en a besoin » et de « reconquérir des parts de marché ».
Le plan prévoit également la prolongation en 2026 des prêts structurels garantis à 70 % par Bpifrance, la banque publique d’investissement, ainsi que des mesures d’allégement des charges sociales. Selon Jérôme Despey, environ 20 % des viticulteurs souhaitent procéder à l’arrachage de leurs vignes.
Le président de la Chambre d’agriculture de l’Hérault insiste sur la nécessité d’une adaptation de l’offre à la demande, suggérant notamment le développement de « vins plus frais, des vins désalcoolisés ». Il appelle également à une collaboration renforcée avec la grande distribution. « La consommation a diminué de 70 % en 70 ans », rappelle-t-il, soulignant l’urgence d’agir.
Jérôme Despey se montre confiant quant à l’avenir de la viticulture française. « Je crois en notre viticulture », affirme-t-il, tout en appelant l’État à soutenir ce patrimoine comme le font l’Espagne et l’Italie, et à mettre en valeur les territoires d’excellence. Il juge que « la France perd en compétitivité et c’est ce qu’il faut enrayer pour conquérir de nouveaux consommateurs ». Il conclut en affirmant qu’il est impératif de « bâtir l’avenir de la filière viticole ».
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