Publié le 5 décembre 2025 à 08h20. Des responsables russes, dont Ramzan Kadyrov et Dmitri Medvedev, ont multiplié les avertissements à l’encontre de l’Europe, évoquant une possible escalade militaire en réponse à des actions perçues comme hostiles, notamment la saisie d’avoirs russes.
- Ramzan Kadyrov, leader tchétchène, affirme que ses troupes sont prêtes à intervenir en Europe sur ordre de Vladimir Poutine.
- Dmitri Medvedev, ancien président russe, a mis en garde contre la confiscation des avoirs russes par l’Union européenne, la qualifiant de casus belli.
- L’Europe est confrontée à des incidents de sabotage et à des intrusions de drones, que certains attribuent à des opérations hybrides orchestrées par la Russie.
Les tensions entre la Russie et l’Occident s’intensifient, avec une rhétorique de plus en plus belliqueuse de la part de Moscou. Ramzan Kadyrov, le leader tchétchène, a déclaré que ses combattants étaient prêts à entrer en guerre contre l’Europe « immédiatement sur ordre » du président Vladimir Poutine. Cette annonce, relayée sur les réseaux sociaux et repérée par Actualités Polsat, s’accompagne d’une promesse de victoire rapide. Kadyrov a affirmé :
« Nous n’hésiterons certainement pas, Vladimir Vladimirovitch, nous attendons l’ordre ! Tout cela finira très vite — et décidément au désavantage de ceux qui ont décidé de déclencher une guerre avec la Russie. »
Ramzan Kadyrov, leader tchétchène
Cette déclaration intervient alors que le président Poutine lui-même a oscillé entre des signaux d’ouverture et des menaces. Il a récemment déclaré :
« Si l’Europe déclenche une guerre, nous sommes prêts maintenant. »
Vladimir Poutine, président russe
Cependant, une semaine plus tôt, il affirmait que Moscou ne prévoyait aucune invasion du continent. Les services de renseignement européens estiment que ces déclarations contradictoires font partie d’une stratégie d’intimidation à l’égard des gouvernements occidentaux.
L’ancien président russe et actuel vice-président du Conseil de sécurité, Dmitri Medvedev, a également durci le ton. Selon l’agence TASS, il a averti que la saisie des avoirs russes gelés par l’Union européenne pourrait être considérée comme un acte de guerre :
« Si une Union européenne furieuse tente réellement de voler les avoirs russes bloqués en Belgique, une telle action peut être considérée comme un casus belli particulier au regard du droit international, avec toutes les conséquences pour Bruxelles et les différents pays de l’UE. »
Dmitri Medvedev, vice-président du Conseil de sécurité russe
Cette menace survient alors que l’UE discute d’un mécanisme de financement de l’aide à l’Ukraine à partir des revenus générés par ces avoirs gelés.
Au-delà de ces déclarations, plusieurs États européens signalent une augmentation des opérations hybrides. Parmi les incidents les plus notables figurent :
- Le sabotage du réseau ferroviaire en Pologne.
- Des intrusions répétées de drones dans l’espace aérien.
- La surveillance d’installations militaires par des drones.
Les enquêteurs soupçonnent souvent les services secrets russes d’être à l’origine de ces actions, qui viseraient à tester la résilience des infrastructures européennes et à déstabiliser les pays membres.
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