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Nouveau suspect dans le risque d’Alzheimer : la glycémie après les repas

by Sophie Martin

Publié le 16 janvier 2024 10:30:00. Une étude britannique d’envergure révèle un lien significatif entre les pics de glycémie après les repas et un risque accru de développer la maladie d’Alzheimer, soulignant l’importance d’une gestion attentive de la glycémie pour la santé cérébrale à long terme.

  • Une augmentation du taux de sucre dans le sang après les repas est associée à un risque 69 % plus élevé de maladie d’Alzheimer.
  • L’étude, menée sur plus de 350 000 participants, suggère que ce risque ne serait pas uniquement lié à une réduction globale du volume cérébral.
  • Les chercheurs insistent sur la nécessité de contrôler la glycémie, en particulier après les repas, comme stratégie potentielle de prévention.

Des chercheurs de l’Université de Liverpool ont mis en évidence une corrélation inquiétante entre les fluctuations de la glycémie et le développement de la maladie d’Alzheimer. L’étude, basée sur l’analyse de données génétiques et de santé issues de la base de données UK Biobank, suggère que les pics de sucre dans le sang consécutifs aux repas pourraient jouer un rôle plus important que prévu dans le processus de la maladie.

Des études antérieures avaient déjà établi un lien entre les troubles métaboliques tels que l’hyperglycémie, le diabète de type 2 et la résistance à l’insuline, et un déclin cognitif. Cependant, les mécanismes précis par lesquels ces irrégularités de la glycémie affectent le cerveau restaient flous. L’équipe de Liverpool a cherché à éclaircir cette relation en utilisant une approche de randomisation mendélienne, une méthode statistique permettant d’évaluer l’impact direct de certains traits biologiques sur le risque de maladie.

L’analyse des données de plus de 350 000 personnes âgées de 40 à 69 ans a révélé que les individus présentant des taux de sucre élevés après les repas – une condition connue sous le nom d’hyperglycémie postprandiale – avaient un risque de développer la maladie d’Alzheimer augmenté de 69 %. Ce résultat est particulièrement notable car il ne semble pas être directement lié à une diminution générale du volume cérébral ou à des lésions de la substance blanche, suggérant l’existence de mécanismes biologiques plus subtils en jeu.

« Ces résultats soulignent l’importance de gérer le contrôle de la glycémie, non seulement en général, mais surtout après les repas. »

Dr Andrew Mason, auteur principal de l’étude

Les chercheurs soulignent que ces résultats nécessitent une confirmation dans d’autres populations et contextes génétiques. Si ces découvertes sont validées, elles pourraient ouvrir la voie à de nouvelles stratégies de prévention et de traitement, notamment chez les patients diabétiques.

« Si ces résultats sont confirmés dans d’autres populations, ils pourraient ouvrir la voie à de nouvelles approches pour réduire le risque de démence chez les patients diabétiques. »

Dr Vicky Garfield, auteur principal de l’étude

Cette étude renforce l’importance d’adopter un mode de vie sain, incluant une alimentation équilibrée et une activité physique régulière, afin de maintenir une glycémie stable et de préserver la santé cérébrale à long terme.

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