Publié le 7 novembre 2025 à 19h56. Le lancement de Grand Theft Auto VI est de nouveau repoussé, tandis que des licenciements massifs chez Rockstar Games, qualifiés de répression syndicale, suscitent la colère des employés et des organisations syndicales.
- Le très attendu Grand Theft Auto VI ne sortira pas le 26 mai 2026, mais le 16 novembre de la même année.
- Entre 30 et 40 employés de Rockstar Games au Canada et au Royaume-Uni ont été licenciés suite à des fuites présumées d’informations confidentielles.
- Le syndicat IWGB dénonce ces licenciements comme un acte de répression syndicale sans précédent dans l’industrie du jeu vidéo.
Rockstar Games a annoncé un nouveau report de la sortie de Grand Theft Auto VI, désormais prévue pour le 16 novembre 2026. Dans un communiqué officiel, le studio explique que ce délai supplémentaire permettra d’atteindre le niveau de qualité attendu par les joueurs.
« Ces mois supplémentaires nous permettront de terminer le jeu avec le niveau de qualité que vous attendez et méritez. »
Rockstar Games
Ce report intervient dans un contexte de tensions sociales au sein de l’entreprise. La semaine dernière, entre 30 et 40 employés de Rockstar Games, basés au Canada et au Royaume-Uni, ont été licenciés. La direction invoque des « fautes graves » liées à la divulgation d’informations confidentielles sur un forum public. Take-Two Interactive, la société mère de Rockstar Games, affirme que ces licenciements n’ont aucun lien avec l’activité syndicale.
« « faute grave » et que « cela n’avait aucun rapport avec le droit des personnes d’adhérer à un syndicat ou de participer à des activités syndicales ».
Take-Two Interactive
Cependant, les employés concernés dénoncent une action antisyndicale. Ils affirment que le forum en question était utilisé pour organiser des discussions sur la syndicalisation et que les seuls participants externes étaient des représentants syndicaux. L’Independent Workers of Great Britain (IWGB), un syndicat indépendant, qualifie ces licenciements d’« acte de répression syndicale le plus flagrant et le plus impitoyable de l’histoire de l’industrie du jeu vidéo », soulignant que les personnes licenciées étaient membres de son organisation.
Hier, d’anciens employés ont manifesté devant les bureaux de Take-Two et de Rockstar North pour contester la version officielle de l’entreprise et réclamer leur réintégration. Un témoignage anonyme a été lu lors de la manifestation :
« J’ai été licencié sans préavis, sans preuves et sans possibilité de me défendre. Tout cela parce que j’ai parlé avec mes collègues lors d’une discussion syndicale privée. Nous ne divulguions pas d’informations ni n’essayions de nuire à l’entreprise. Nous nous soutenions, avons essayé de comprendre notre environnement de travail et de l’améliorer. Perdre mon emploi à cause de cela est profondément injuste. Personne ne devrait être puni pour son appartenance à un syndicat ou pour avoir parlé honnêtement de son travail. »

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