Publié le 13 novembre 2025 à 00:20. De nouveaux courriels impliquant l’ancien président américain Donald Trump et le financier Jeffrey Epstein, décédé en prison, ont été rendus publics, relançant les interrogations sur les liens entre les deux hommes et les accusations de trafic sexuel.
- Des courriels datant de 2011 et 2019 mentionnent à plusieurs reprises Donald Trump dans des échanges entre Epstein, son assistante Ghislaine Maxwell et l’auteur Michael Wolff.
- Dans un courriel de 2011, Epstein qualifie Trump de « chien qui n’aboie pas » et affirme qu’il a passé du temps avec une victime.
- La Maison Blanche a dénoncé une tentative de diffamation orchestrée par les démocrates.
De nouveaux éléments sont venus alimenter la polémique entourant les liens entre Donald Trump et Jeffrey Epstein, condamné pour exploitation sexuelle de mineures. Des membres du comité de surveillance de la Chambre des représentants américaine, issus du parti démocrate, ont rendu publics trois courriels inédits impliquant l’ancien président, Epstein et leur entourage.
Ces courriels, issus d’un ensemble de 23 000 documents récemment transmis au comité par la fondation gérant les actifs d’Epstein, révèlent des échanges troublants. Dans un message daté d’avril 2011, Epstein écrit à Ghislaine Maxwell : « Je veux que tu réalises que le chien qui n’aboie pas, c’est Trump… [La victime] a passé des heures avec elle chez moi. Son nom n’a pas été mentionné une seule fois. Chef de la police et tout ça… J’y suis à 75 pour cent. » Maxwell répond laconiquement : « J’y pensais… ».
Un autre courriel, daté de janvier 2019, est encore plus explicite. Epstein y affirme que Donald Trump « était au courant pour les filles parce qu’il avait dit à Ghislaine d’arrêter ». Ces allégations interviennent alors qu’Epstein était déjà reconnu coupable de crimes sexuels en Floride.
La Maison Blanche a immédiatement réagi, qualifiant ces révélations de « faux récit » visant à diffamer l’ancien président. La porte-parole Karoline Leavitt a déclaré dans un communiqué : « Les démocrates divulguent certains courriels à la presse libérale pour créer un faux récit visant à diffamer le président Trump. » Elle a également affirmé que la « victime anonyme » mentionnée dans les courriels serait Virginia Giuffre, dont le nom avait été supprimé par les démocrates lors de la publication initiale des documents.
Selon la Maison Blanche, Donald Trump avait mis fin à sa relation avec Epstein des années auparavant, en raison de son comportement inapproprié envers ses employées, dont Giuffre. « Ces rapports ne sont rien d’autre que des tentatives malveillantes visant à détourner l’attention des réalisations historiques du président Trump », a ajouté la porte-parole.
Les démocrates, de leur côté, estiment que ces courriels mettent en lumière une tentative de dissimulation de l’affaire Epstein par la Maison Blanche. Robert Garcia, membre du comité de surveillance, a déclaré : « Plus Trump essaie de cacher les dossiers Epstein, plus nous en découvrons. » Il a également appelé le ministère de la Justice à rendre publics l’ensemble des documents.
Dans un autre échange, daté de 2015, l’auteur Michael Wolff demande à Epstein de l’aider à préparer une réponse à une éventuelle question de CNN sur ses liens avec Epstein. Epstein sollicite alors l’avis de Wolff, qui lui répond : « Laissez-le se pendre », ajoutant que si Trump nie être monté dans l’avion avec Epstein, cela pourrait lui donner un avantage.
Epstein et Trump s’étaient liés d’amitié dans les années 1990, mais l’ancien président a affirmé avoir rompu avec Epstein au début des années 2000. Il n’a jamais été accusé d’avoir participé aux crimes d’Epstein. Epstein a été retrouvé mort dans sa cellule en 2019, alors qu’il était en détention préventive pour trafic sexuel.
Cette affaire intervient dans un contexte plus large, où les liens entre personnalités influentes et Jeffrey Epstein continuent d’être examinés. Le prince Andrew, frère du roi Charles III d’Angleterre, a notamment perdu ses titres royaux en raison de son amitié avec Epstein et des accusations de comportement inapproprié.
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