Publié le 5 janvier 2026. En Espagne, l’accès à l’ibuprofène et au paracétamol est désormais plus strictement contrôlé en pharmacie, obligeant de nombreux patients à consulter leur médecin pour obtenir une ordonnance, même pour des doses traditionnellement disponibles sans prescription.
- Les pharmacies appliquent plus rigoureusement la réglementation existante concernant la délivrance d’analgésiques.
- L’ibuprofène à partir de 600 milligrammes et le paracétamol à partir de 1 gramme nécessitent désormais une ordonnance.
- Des mesures sont prises pour limiter l’automédication et encourager une utilisation plus responsable de ces médicaments.
Depuis le début de l’année 2026, un nombre croissant de patients se voient refuser l’accès direct à l’ibuprofène et au paracétamol en pharmacie, faute de présenter une ordonnance valide. Ce changement s’explique par une application plus stricte des règles en vigueur par les autorités sanitaires. Jusqu’à présent, l’achat de ces médicaments, notamment à faibles doses, était souvent possible sans prescription médicale. Cependant, la réglementation prévoit qu’une ordonnance est nécessaire pour les doses plus fortes.
Concrètement, l’ibuprofène à partir de 600 mg et le paracétamol à partir de 1 g (gramme) sont désormais soumis à prescription. Les doses inférieures restent disponibles sans ordonnance. Bien que de nombreuses pharmacies aient toléré une certaine souplesse dans le passé, les pharmaciens reçoivent désormais des instructions claires pour vérifier systématiquement la présence d’une ordonnance avant de délivrer ces médicaments. Plusieurs patients ont déjà été contraints de prendre rendez-vous avec leur médecin pour obtenir la prescription nécessaire.
Les professionnels de santé soulignent l’importance d’un contrôle médical pour une utilisation sûre de ces analgésiques. Si utilisés correctement, ils sont considérés comme sûrs, mais une utilisation inappropriée ou prolongée peut entraîner des risques pour la santé. Le paracétamol, à fortes doses, peut provoquer des lésions hépatiques graves, tandis que l’ibuprofène peut causer des problèmes d’estomac, de reins ou de cœur. C’est pourquoi, selon le ministère de la Santé, une surveillance médicale est essentielle.
Cette nouvelle situation suscite des réactions mitigées. Certains patients expriment leur mécontentement face aux démarches supplémentaires et aux délais induits pour obtenir un simple analgésique. En parallèle, les acteurs du secteur de la santé espèrent que cette approche plus rigoureuse contribuera à réduire l’automédication et à promouvoir une utilisation plus consciente de ces médicaments.
Afin de limiter la pression sur les médecins généralistes, certaines régions ont autorisé les infirmiers à prescrire du paracétamol ou de l’ibuprofène en cas de fièvre. Cette mesure vise à garantir un accès plus rapide aux soins, mais elle suscite également des débats au sein de la communauté médicale.