Publié le 16 novembre 2023 10:35:00. La société Ohkawara Kakohki réclame une responsabilisation personnelle de trois enquêteurs de la police métropolitaine de Tokyo, suite à des enquêtes jugées illégales et à une indemnisation reçue pour préjudice moral et financier.
- Ohkawara Kakohki a déposé une demande d’audit auprès du gouvernement métropolitain de Tokyo.
- L’entreprise vise à obtenir la reconnaissance de la responsabilité individuelle de trois enquêteurs impliqués dans des investigations controversées.
- La Haute Cour de Tokyo a déjà reconnu le caractère illégal de ces enquêtes.
La société Ohkawara Kakohki, basée à Yokohama, a franchi une nouvelle étape dans sa lutte pour obtenir justice après des années de controverses. Elle a officiellement sollicité un audit résident auprès du gouvernement métropolitain de Tokyo, exigeant que trois enquêteurs du Bureau de la sécurité publique de la police métropolitaine soient tenus personnellement responsables d’une partie des 185 millions de yens (environ 1,2 million d’euros) d’indemnisation que l’entreprise a reçus.
Cette demande fait suite à une décision de la Haute Cour de Tokyo, rendue en mai et confirmée le mois suivant, qui a jugé illégales les enquêtes menées par le Bureau de la sécurité publique. L’une des critiques majeures portait sur les méthodes d’interrogatoire employées par l’un des enquêteurs, qualifiées de « trompeuses » par le tribunal.
Malgré le versement de 185 millions de yens, incluant des dommages-intérêts pour retard de paiement, l’avocat de Ohkawara Kakohki, Tsuyoshi Takada, estime que le gouvernement de Tokyo n’a pas pleinement respecté les droits de son client. Selon lui, il est impératif d’exiger une contribution financière des individus responsables des erreurs commises.
« La police n’a pris que de légères mesures disciplinaires », a déclaré Takada aux journalistes. « Pour éviter toute poursuite injustifiée à l’avenir, les responsabilités des individus doivent être clarifiées. »
Tsuyoshi Takada, avocat de Ohkawara Kakohki
La police a réagi en imposant des sanctions à deux des enquêteurs, sous forme de réduction de salaire, avant qu’ils ne démissionnent. Le troisième, celui dont les interrogatoires ont été jugés « trompeurs », a reçu une simple réprimande de la part de son supérieur hiérarchique au sein du Bureau du personnel et de la formation de la police métropolitaine.
L’audit demandé par Ohkawara Kakohki sera mené dans un délai de 60 jours. Si l’entreprise n’est pas satisfaite des conclusions de l’audit, elle se réserve le droit d’engager une action en justice contre les enquêteurs concernés.
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