Le ministère américain de la Sécurité intérieure a interdit aux agences civiles fédérales d’utiliser les outils d’intelligence artificielle de DeepSeek.
La réaction de Pékin et la défense des entreprises chinoises
La réponse de la Chine ne s’est pas fait attendre face à cette restriction. Interrogée lors d’un point de presse, la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Mao Ning, a déclaré que la Chine s’est toujours opposée à l’extension abusive de la notion de sécurité nationale et à la politisation des questions liées à la science, à la technologie et au commerce
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La Chine s’oppose systématiquement à la généralisation abusive de la sécurité nationale ainsi qu’à la politisation des questions scientifiques, technologiques et commerciales.
Un calendrier de restrictions progressives au sein des services américains
L’interdiction annoncée par le département de la Sécurité intérieure, d’abord émise le 24 juillet 2026, s’applique à un large éventail d’administrations civiles, telles que les ministères du Trésor, de la Justice et des Affaires étrangères. Elle exclut toutefois le département de la Défense, bien que l’armée américaine ait déjà pris ses propres dispositions par le passé.

Les restrictions contre l’entreprise se sont multipliées depuis l’émergence fulgurante de sa technologie au début de l’année 2025 :
- En janvier 2025, la marine américaine et la Defense Information Systems Agency ont bloqué l’accès aux modèles de DeepSeek en interne.
- En mars 2025, les bureaux du département du Commerce ont interdit l’usage de l’application sur les appareils gouvernementaux.
- En décembre 2025, le Congrès a restreint son utilisation dans l’ensemble des systèmes de la communauté du renseignement.
- Le ministère de la Sécurité intérieure a étendu le bannissement des produits et services DeepSeek à l’ensemble de l’administration civile fédérale.
Les accusations de distillation et la rivalité technologique
Au-delà des craintes liées à la cybersécurité, l’administration américaine et ses géants technologiques reprochent à DeepSeek des méthodes d’acquisition de données jugées déloyales. Des entreprises comme OpenAI et Anthropic affirment que le fleuron chinois a pillé leurs interfaces par un procédé de distillation, qui consiste à soumettre des requêtes massives pour imiter les performances des modèles de pointe.
Les exemptions possibles et l’échéance du sommet de Shenzhen
Les agences fédérales disposent d’un délai de 60 jours pour soumettre une demande écrite d’exception ou de report de conformité auprès du département de la Sécurité intérieure. Pendant ce temps, les tensions sur l’intelligence artificielle s’annoncent au cœur des discussions diplomatiques à venir.
Les présidents Donald Trump et Xi Jinping doivent se rencontrer à la mi-novembre 2026 en marge du sommet de la Coopération économique pour l’Asie-Pacifique (APEC) à Shenzhen, en Chine. Alors que Pékin a adopté de nouvelles propositions pour restreindre l’exportation de ses propres modèles d’IA avancés, la question de la gouvernance technologique reste entière entre les deux superpuissances.
