Publié le 18 décembre 2023. Le retour d’Andrej Babiš au poste de Premier ministre tchèque suscite l’intérêt de Washington, notamment concernant un contrat d’acquisition d’avions de combat F-35, initialement approuvé par le gouvernement précédent.
- L’ancien président américain Donald Trump a félicité Andrej Babiš pour son retour au pouvoir, exprimant son espoir de nouveaux succès en matière de défense, d’énergie et de migration.
- Le gouvernement Babiš avait critiqué l’achat de 24 avions F-35 pendant la campagne électorale, le jugeant inutile et trop coûteux.
- Bien que l’accord sur les F-35 soit considéré comme acquis, le nouveau gouvernement souhaite maximiser l’implication de l’industrie tchèque dans le projet.
Le retour d’Andrej Babiš à la tête du gouvernement tchèque a été officialisé lundi. Cette nouvelle a rapidement attiré l’attention de l’ancien président américain Donald Trump, qui a exprimé sa satisfaction sur son réseau social Truth Social.
« C’est formidable de voir qu’Andrej Babiš est redevenu Premier ministre de la République tchèque. Ensemble, nous obtiendrons à nouveau de grands succès dans les domaines de la défense, de l’énergie et de la migration, comme nous l’avons fait lors de notre premier mandat. Andrej sait conclure des affaires et j’attends de lui des choses incroyables, notamment des F-35. Félicitations, Andreï ! »
Donald Trump, ancien président des États-Unis
Andrej Babiš a déclaré mercredi avoir été satisfait des félicitations du président américain. L’acquisition de 24 avions de combat américains F-35 avait été approuvée en 2023 par le gouvernement précédent, dirigé par Petr Fiala. Cependant, durant la campagne électorale, Babiš et son parti populiste de droite, ANO, avaient fermement dénoncé cet achat, le qualifiant d’inutile et de trop onéreux. Le programme électoral d’ANO promettait une approche plus raisonnable en matière de dépenses militaires et une réévaluation des acquisitions coûteuses, notamment celle des F-35.
Avant sa victoire écrasante aux élections d’octobre, il était incertain si Babiš oserait contrarier l’administration américaine en annulant l’accord. Les déclarations de ses proches après les élections suggèrent désormais une approche plus pragmatique.
« L’achat de F-35 américains est une affaire close, mais tout doit être fait pour maximiser l’implication de l’industrie tchèque. »
Karel Havlíček, vice-président d’ANO
Cette position laisse entrevoir une volonté de maintenir la coopération avec les États-Unis tout en cherchant à obtenir des avantages économiques pour la République tchèque. L’avenir de la collaboration en matière de défense entre Prague et Washington sera donc à suivre de près.
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